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Environnement

Cinq conseils pour se protéger de la pollution sonore

La pollution sonore est une nuisance particulièrement présente dans les zones urbaines.
©ChristineGonsalves/Shutterstock

Pollution lumineuse, pollution de l’air, mais aussi pollution sonore ont des impacts certains sur l’environnement et sur notre santé. Focus sur les nuisances sonores, généralement moins évoquées et dont on peut pourtant se prémunir.

Le bruit de la nature d’accord, mais pas des voitures ! Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), le bruit occasionné par les transports routiers est la principale source de nuisances sonores dans l’environnement. Il évolue en fonction de la vitesse des véhicules et « c’est pourquoi cette vitesse est de plus en plus limitée dans les zones urbaines ». Les nuisances sonores sont un véritable fardeau pour nombre de Français : selon une enquête « Les Français et les nuisances sonores » réalisée par l’Ifop pour le Ministère de l’Écologie en septembre 2014, plus de 8 Français sur 10 (82 %) indiquent s’en préoccuper, dont plus d’un tiers (35 %) affirment même s’en préoccuper « tout à fait ». 

D’après les résultats de ce sondage, les personnes ressentant une gêne « incriminent en premier lieu des éléments humains et des comportements individuels ». Deux principales sources émergent : la circulation routière d’une part (37 % de mentions « en premier », 67 % au total) et le voisinage d’autre part (respectivement 38 % et 65 %).  À noter que « les personnes qui affirment être le plus gênées par le bruit sont également celles qui relèvent un impact négatif sur leur santé, à savoir les personnes habitant au sein de l’agglomération parisienne (59 %) et celles vivant en appartement (62 % contre 47 % pour celles logeant dans une maison) ».

Manque de concentration, troubles cardiovasculaires, stress

Problème : ces nuisances ont des conséquences sur notre santé : selon l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), dans un contexte de travail notamment, le bruit perturbe la communication verbale et l’attention et peut avoir des effets néfastes aux niveau physiologique et émotionnel. L’Institut précise par ailleurs que selon de nombreuses études, les troubles cardiovasculaires, en particulier l'hypertension, sont plus fréquents chez les travailleurs exposés au bruit. Sans compter que l’exposition au bruit peut avoir des conséquences négatives sur la qualité du sommeil et qu’il peut aussi constituer un facteur de stress et détériorer la performance des travailleurs dans les tâches cognitives. En termes d’impact sur l’environnement, bruitparif.fr remarque dans son rapport « Bruit et biodiversité » de mars 2020 que « le rôle joué par la pollution sonore sur la biodiversité est avéré et sans doute notable » - « même si l’érosion de la biodiversité est bien entendu multifactorielle » - et que l’opinion publique est pourtant peu informée des effets du bruit sur la biodiversité.

Quand le bruit qui nous perturbe n’est autre que… des acouphènes

Un souci à surveiller de près : on peut parfois ressentir un sifflement dans l’oreille qui ne sont autres que des acouphènes. Cette sensation auditive désagréable donne l’impression d’un son d’origine externe mais il n’en est rien. Il peut s’agir d’un signe de perte auditive, chez les personnes âgées (à noter que les acouphènes peuvent aussi survenir à la suite d’un traumatisme acoustique). Ce signe peut s’accompagner d’autres symptômes comme des maux de tête, des troubles de l’attention, une perte d’équilibre… Dans ce cas, rien ne sert d’essayer de se protéger du monde extérieur ! Il faut plutôt consulter et se doter d’un dispositif auditif sur mesure afin d’éviter cette sensation désagréable due à une perte d’audition qui paradoxalement se manifeste sous la forme d’une nuisance sonore…A noter que l’exposition répétée à des nuisances sonores notamment en milieu urbain pourrait aussi favoriser l’apparition d’acouphènes.

Conseils utiles

Comment pouvons-nous nous préserver du bruit au quotidien ?

1. À la maison : l’ADEME propose des conseils très spécifiques pour son logement : isoler les cloisons, les portes palières, les plafonds et les planchers ; se protéger des bruits des canalisations ; et réduire les bruits de ventilation. Comment, concrètement ? Tous les détails par ici.

2. Réduire le volume de son téléphone et de son casque audio lorsque l’on écoute de la musique (les smartphones précisent généralement le volume idéal à ne pas dépasser), et ne pas écouter du son de manière trop prolongée ; préférer le kit main libre pour les appels. Éviter d’ailleurs les appels et l’écoute de musique dans les endroits trop bruyants, au risque d’être tenté d’augmenter significativement le son.

3. Privilégier des appareils électroniques et de l’électroménager peu bruyant : l’Écolabel européen a certaines exigences en la matière, à surveiller donc.

4. Communiquer, la clé. Dans un immeuble, les bruits peuvent être nombreux : pas dans la cage d’escalier, déchets jetés dans la colonne vide-ordures, travaux, téléviseur allumé au maximum… Aller toquer chez les voisins et leur parler calmement est encore la meilleure solution pour faire avancer les choses.

5. En cas de travaux, de bricolage : porter un casque antibruit ou des bouchons d’oreilles.