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Limoges: des routes au liège à l'essai contre la pollution sonore

Une route au liège est à l'essai à Limoges dans le but de réduire les nuisances sonores.
©Andrew Ostry/Shutterstock

Des routes au liège, c’est l’expérience qu’entreprend Limoges pour tenter de limiter la pollution sonore dans sa métropole, pour une durée test de trois ans.

La pollution sonore est un fléau récurrent en France, à l’impact méconnu mais pourtant bien réel, et son impact sur les milieux naturels et les êtres qu’ils abritent est avéré. Selon l’ADEME, dans près de 80 % des cas, les nuisances sont imputables aux transports, et parmi ces 80 %, les deux tiers proviennent du transport routier. Introduire du liège dans la composition du bitume apparaît ainsi comme un moyen d’absorber une partie des vibrations des véhicules.

Dans la Haute-Vienne, l’expérience est donc menée de concert par Limoges Métropole, l'Université de Limoges, le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), et l'entreprise Colas, spécialisée dans les infrastructures de transport. Pour l’heure, elle est limitée à l’un des axes les plus passants de la ville. Sur près de 150 mètres de long, le revêtement y est divisé en trois portions : une partie témoin, avec un bitume classique, une deuxième partie avec un « enrobé phonique » censé diminuer la nuisance, et une troisième avec l’enrobé au liège. L’expérience devrait être étendue à une autre artère de la ville en 2022, traversant cette fois une zone plus peuplée pour prendre en compte le ressenti des riverains.

Le coût du liège en question

Selon un site spécialisé, le liège « a des propriétés absorbantes pour les ondes acoustiques et les vibrations, et peut absorber 30 à 70 % des sons dans une gamme de fréquences allant de 400 à 4000Hz ». Une matière d’autant plus utile qu’elle est considérée comme durable car bio-sourcée, neutre pour la santé et résistante à l’usure et la corrosion. Aussi, le liège utilisé à Limoges est issu de la récupération. "Ce sont les déchets des découpes du liège que nous récupérons, expliquait à France 3 Yoann Feix, directeur de travaux à Colas. Cela nous demande un peu plus de main d'œuvre pour incorporer le liège [dans le revêtement], mais sinon, l'application reste la même."

Le matériau issu du chêne-liège ne figure qu’à 1 % dans la composition du revêtement testé dans le chef-lieu de la Haute-Vienne, mais change toute de même la donne sur la question du coût de cette technique. L’enrobé au liège serait environ 50 % plus cher qu’un revêtement classique, coût qui pourrait baisser significativement si les quantités produites deviennent suffisamment importantes. Enfin, comme le confiait à l'AFP Patrick Tardieux, directeur des études techniques à Limoges Métropole, pour l'heure, "le liège vient du Portugal, mais si cela marche [...], nous essaierons de trouver des fournisseurs au plus près". 

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