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Politique

Sécheresse : le secteur agricole appelle l'État à l'aide

En 2020, la moisson a été mauvaise avec -30 % de récolte de blé et -30 % en orge estime la FNSEA.
©Moritz Frankenberg/dpa Picture-Alliance/AFP

Transition écologique et sécheresse... le secteur agricole et alimentaire nécessite de l'aide, selon la présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Christiane Lambert.

L'agriculture a besoin d'aides d'urgence pour faire face à la sécheresse "exceptionnelle" et espère aussi être inclue dans le plan de relance de l'économie française pour accélérer la transition climatique et la souveraineté alimentaire du pays, a déclaré ce mardi la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert.

Pour les aides d'urgence, la FNSEA devrait indiquer vers le 20 août le montant estimé des besoins (aides à la trésorerie, allègement de taxes sur le foncier non bâti, report de cotisations sociales, échelonnements bancaires...) pour compenser les pertes de revenus, a déclaré la présidente sur France Inter. La sécheresse sur 72 départements, touche "les trois quart" des 450.000 agriculteurs en France, a-t-elle estimé.

Mauvaise moisson à cause du climat

La moisson a été mauvaise avec -30 % de récolte de blé et -30 % en orge, avec aussi des baisses sur le colza et les lentilles, a-t-elle rappelé. "Ceux qui ont des pâtures ont souffert" aussi : les éleveurs n'ont plus d'herbe fraîche pour nourrir leurs animaux et leurs prairies ont été transformées en "paillasson" couleur marron.

Concernant l'investissement, "il y avait déjà une demande de l'agriculture dans le cadre du plan de relance, elle est toujours là" a ajouté la responsable. "Nous avons comptabilisé les besoins à un milliard d'euros", a-t-elle avancé. Face à un "contexte de climat aussi changeant et de sécheresse et de canicule aussi récurrent", on "ne peut plus faire seulement des pansements, il faut faire quelque chose de structurel" a-t-elle dit en évoquant "le stockage d'eau, les assurances et la recherche".

"Le président de la République a parlé souveraineté alimentaire et on importe aujourd'hui 50 % de nos tomates, de nos fraises", a-t-elle noté en demandant les "moyens de produire" en France. Pendant le confinement "sans pénurie", les agriculteurs "ont été au rendez-vous, les assiettes ont été pleines" a fait valoir Madame Lambert, "mais les filières ont souffert, et il y a aujourd'hui des coûts supplémentaires (de production, NDLR) en raison des gestes barrière, de la distanciation sociale, il y a l'emballage et des coûts qu'il faut assumer".

Par ailleurs, le plan de relance de l'économie française, portant sur 100 milliards d'euros, doit être présenté le 25 août par le gouvernement. Le Premier ministre Jean Castex avait dévoilé en juillet dernier les grandes lignes : 30 milliards fléchés sur la transition écologique, dont une partie se recoupe avec 40 milliards d'euros pour l'industrie, dont le secteur agroalimentaire fait partie.

Avec AFP.

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