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Politique

La mairie de Paris promet la fin des pieds d'arbres décriés par #SaccageParis

© S-F / Shutterstock

La mairie de Paris a promis mardi la fin des pieds d'arbre dits "parcs à cochons", cible favorite des critiques du mouvement SaccageParis, et reconnu les limites des "permis de végétaliser" autorisant le jardinage dans l'espace public.

"Nous n'aurons plus de fosses d'arbre à Paris (...) parce que ce n'est pas satisfaisant sur le plan esthétique" et que "cela pose d'énormes problèmes d'entretien", a déclaré Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) de la maire PS Anne Hidalgo, en introduisant devant la presse son "manifeste pour la beauté" de la capitale.

Enclos en bois pourris ou cassés, remplis de mégots et autres déchets, végétation non entretenue, épanchements d'urine ou déjections canines : ces fosses d'arbres de 3 mètres sur 3 étaient particulièrement visées par les militants de saccageParis, un mouvement surgi en 2021 pour dénoncer le bilan d'Anne Hidalgo en matière de propreté, de mobilier urbain ou d'aménagement de l'espace public.

A la place de ces "parcs à cochons", durant la période de deux à trois ans nécessaire au renouvellement de la terre et à la croissance du jeune arbre, "nous reviendrons à un aménagement provisoire avec du pavage", méthode "historique" à Paris, a indiqué Emmanuel Grégoire. "Sauf", a-t-il précisé, "dans les cas où nous avons des liens avec des associations qui font de la végétalisation de pieds d'arbres qui sont très satisfaisants, mais il y en a peu". "Au bout de trois ans, soit on referme et on remet la grille Davioud", du nom du créateur du mobilier urbain parisien du Second Empire, "soit on fait des grandes bandes végétalisées", a ajouté M. Grégoire, pour qui "cette stratégie de reprise des pieds d'arbres mobilisera 12,5 millions d'euros dans les trois années qui viennent".

Les "permis de végétaliser", lancés en 2015 pour permettre aux riverains de jardiner eux-mêmes dans la rue, au pied des arbres, après retrait du bitume ou dans des jardinières, "ne marchaient pas bien", a encore reconnu Emmanuel Grégoire, sauf quand ils étaient "portés par des collectifs très motivés". "Les permis de végétaliser, les Parisiens ne les tiennent pas assez longtemps et rapidement ils les abandonnent", a encore dit le bras droit d'Anne Hidalgo, disant vouloir "corriger ce qui peut l'être".

Avec AFP.

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