Le gouvernement envisage de mettre en concurrence dix nouveaux parcs éoliens en mer, pour une capacité totale d'environ 10 GW. 
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Politique

Énergies renouvelables : le gouvernement mise sur l'éolien en mer

Le gouvernement a annoncé jeudi la relance des appels d'offres pour développer les énergies renouvelables. Pour réduire la dépendance aux importations d'énergies fossiles, l'exécutif entend accélérer le déploiement de l'éolien en mer.

C’est la fin d'une longue attente depuis la publication de la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), le document qui fixe les objectifs de déploiement de moyens de production d'énergie, filière par filière. La nouvelle vague d'aides publiques, sous forme de tarif garanti ou de complément de rémunération, est vitale pour la majorité des producteurs d'électricité d'origine renouvelable. C'est même incontournable pour l'éolien en mer, dont les projets sont planifiés par l'État.  

La filière de l'éolien offshore peut se réjouir d'un investissement massif de l'État. Le PPE3 lui fixe des objectifs très ambitieux : 15 gigawatts (GW) d'ici 2035 puis 45 GW à l'horizon 2050, soit 20 % des besoins électriques du pays. Aujourd'hui, seuls 2 GW sont en service et 5,6 GW en développement ou en construction. Dans ce contexte, le gouvernement envisage de mettre en concurrence dix nouveaux parcs éoliens en mer, pour une capacité totale d'environ 10 GW

Une répartition sur tout le littoral

Trois projets sont prévus au large de Fécamp (Seine-Maritime), deux en Bretagne et quatre en Méditerranée. Au large de l'Île d’Oléron, un parc éolien doit également voir le jour, après un appel d’offres infructueux en 2025. Ces nombreux projets généreront une puissance similaire à celle des six futurs réacteurs EPR2 attendus pour 2038. 

Le futur cahier des charges "intégrera pour la première fois des critères de résilience d'approvisionnement", afin de "maximiser les retombées industrielles (...) sur le territoire européen", fait valoir le gouvernement dans un dossier de presse. L'exécutif entend ainsi faire de la France "l'un des leaders européens et mondiaux" de l'éolien flottant. 

Pour l'éolien terrestre, deux appels d'offres en 2026 viseront 800 MW avec une priorité donnée au repowering, pratique qui consiste à renouveler les parcs existants avec des machines plus puissantes. Le photovoltaïque, lui, s'en sort moins bien avec 925 MWc de parcs au sol visés en 2026. Les représentants de la filière ont salué ces annonces, mais "cette dynamique doit s'inscrire dans la durée", a demandé France Renouvelables.