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En bref

Les entreprises responsables ont une meilleure valorisation que les moins vertueuses

©PublicDomainPictures/Pixabay

Selon une étude menée par Schroders, les entreprises les plus vertueuses sont évaluées à 25 fois leurs bénéfices, contre 17 pour les moins bonnes.

Au travers d’un rapport publié il y a quelques jours, Schroders s’est intéressé à la valorisation des entreprises. Pour mener son enquête, Duncan Lamont, responsable de la recherche stratégique chez Schroders et auteur de l’étude, s’est appuyé sur deux théories. La première repose sur le fait que l’objectif de l’investissement durable "est de faire en sorte qu'il soit plus coûteux pour les 'mauvaises' entreprises de lever des fonds, et moins coûteux pour les 'bonnes'." La seconde avance quant à elle "qu'il y a de l'argent à gagner en investissant dans les bonnes entreprises et en évitant les mauvaises", puisque ces dernières "sont confrontées à des défis quant à la durabilité de leurs modèles commerciaux".

Les chiffres vont dans ce sens, puisque "les mauvaises entreprises" de l’indice boursier MSCI All Country World "sont évaluées à 17 fois leurs bénéfices des 12 derniers mois", contre 25 fois pour les bonnes entreprises. "En d'autres termes, si les deux entreprises avaient les mêmes bénéfices, la bonne entreprise vaudrait environ 50 % de plus", ajoute Duncan Lamont.

Les entreprises vertueuses sont plus rentables

Dans le détail, le volet social ne déroge pas à la règle, puisque les mauvaises entreprises sont évaluées à 19 fois leurs bénéfices contre 25 pour les bonnes entreprises. De même pour le volet environnemental, où les mauvais élèves sont évalués à 17 fois leurs bénéfices contre 20 pour les plus vertueux. Si ce constat ne s’applique pas à l’immobilier, il concerne toutefois tous les autres secteurs d’activités analysés, à l’image de ceux de l’industrie, de la finance, des énergies ou encore des matériaux.

"Ces industries sont dépeintes comme les méchants en matière d’impact environnemental. Elles sont plus souvent sous les feux de la rampe que les autres", rappelle Duncan Lamont. "Il va donc de soi que le marché les aura davantage différenciées, en valorisant celles qui sont les mieux placées pour traverser les décennies à venir, et en dévalorisant celles qui risquent de se retrouver dans la ligne de mire."