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Environnement

Transport : 4 000 kilomètres sur un vélo solaire

Avec son vélo alimenté par des panneaux photovoltaïques, Jérôme Zindy va faire étape dans 33 villes françaises.
©NICOLAS TUCAT/AFP

Quatre mille kilomètres en hiver sur un vélo électrique alimenté par le soleil : c'est le pari d'un Avignonnais, Jérôme Zindy, qui faisait étape à Marseille lundi dans son tour de France pour promouvoir ce mode de voyage à faible empreinte carbone.

"Je voulais montrer qu'il existe des moyens peu onéreux de voyager sans polluer", explique à l'AFP le cycliste de 33 ans, un jour après le début de son périple le 25 octobre à Avignon, qui devrait terminer au même endroit le 24 décembre.

Avec trois panneaux photovoltaïques posés sur un tandem réaménagé de plus de deux mètres de long, il espère montrer que le vélo électrique peut permettre de voyager sur des longues distances, même avec un ensoleillement hivernal.

Car les rayons UV traversent les nuages et permettent aux panneaux de produire l'énergie suffisante pour parcourir jusqu'à 150 kilomètres par jour, même en hiver.

S'il n'y a pas de soleil pendant deux mois, le coût (des recharges, ndlr) en électricité devrait être de moins de dix euros", affirme le trentenaire.

Son engin, fabriqué sur mesure et prêté par Déclic Eco, une entreprise d'Istres (Bouches-du-Rhône), peut produire jusqu'à 350 watts en une journée très ensoleillée.

"L'idée, c'est de trouver un bon équilibre entre le pédalage, l'effort musculaire et l'assistance électrique", décrit ce cycliste débutant. Après un périple de 100 kilomètres autour de la cité des Papes pendant l'été, c'est le "premier grand voyage" à vélo de ce sportif occasionnel.

Ramassage de déchets sur la route

Nice, Grenoble, Le Mans, la Bretagne puis le Sud-Ouest : au total, le cycliste devrait faire étape dans 33 villes, rencontrant sur son passage des acteurs associatifs et institutionnels.

Sur son vélo, le sac poubelle de 100 litres qu'il a pris pour ramasser les déchets sur sa route est déjà plein, après une première étape d'Avignon à Marseille. "Une goutte d'eau par rapport à ce qu'on trouve aux abords des routes", regrette-t-il.

Ancien grand voyageur avec "une mauvaise empreinte carbone", ce communicant a décidé de mettre en pause sa carrière pour s'engager dans ce périple après "un déclic" environnemental il y a un an.

"Voyager différemment"

"On nous apprend à aller loin pour se dépayser alors qu'on a de très beaux paysages juste ici", raconte-t-il.

M. Zindy finance ces "vacances utiles" sur ses deniers personnels, mais le matériel est prêté par deux entreprises. Il espère trouver des financements pour continuer son "odyssée solaire" en 2021.

"Je n'allais pas attendre l'avion solaire (pour voyager propre, ndlr). Il fallait que le premier changement vienne de moi, alors j'ai trouvé cette solution pour voyager différemment."

Avec AFP.

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