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le débrief'

Transition écologique : les actus de la semaine du 25 avril

Emmanuel Macron a remporté l'élection présidentielle ce 24 avril.
©LUDOVIC MARIN/AFP

Réélection d'Emmanuel Macron, pénurie d'huile de tournesol, déclin de la forêt tropicale... Voici ce qu'il ne fallait pas manquer cette semaine. 

Emmanuel Macron remporte l'élection présidentielle

Deuxième mandat pour Emmanuel Macron. Le président sortant a remporté le second tour de l'élection présidentielle dimanche soir avec 58 % des suffrages, face à la candidate du Rassemblement National Marine Le Pen, avec 41 %. Le taux d'abstention s'est quant à lui élevé à 28 %. 

Après l'absence marquée des questions d'environnement et de climat au premier tour, Emmanuel Macron a joué la carte écolo dès l'entre-deux-tours. Il s'est notamment engagé à aller "deux fois plus vite" pour réduire les émissions. Si les défenseurs de la cause climatique se sont dits soulagés d'avoir évité un quinquennat Le Pen, ils n'en restent pas moins sceptiques quant aux promesses vertes du chef de l'Etat. Pour le patron de Greenpeace Jean-François Julliard, "on a évité le pire", mais "le bilan d'Emmanuel Macron plaide contre lui". Un sentiment partagé par le militant et réalisateur Cyril Dion : "Il n'a pas vraiment tenu parole jusqu'à maintenant sur les engagements qu'il avait pris". 

Les banques centrales appelées à s'engager dans la lutte contre le changement climatique

Vendredi dernier, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a rappelé l'importance des institutions financières pour enrayer le réchauffement. "Les banques centrales ne conduisent pas le bus de la lutte contre le changement climatique", a-t-elle estimé, rappelant que celles-ci devraient bel et bien "être dans le bus". Considérant la situation comme un risque majeur pour l'économie et le secteur bancaire dans les prochaines années, "elles doivent voir comment le changement climatique affecte leur stratégie, les instruments, les politiques", a-t-elle encore argumenté. 

L'UE s'attaque à des substances chimiques ultra-répandues

Selon un plan de la Commission européenne paru lundi, plusieurs familles de substances chimiques très courantes mais aussi nocives pour la santé pourraient être interdites. 

En négociations entre Bruxelles et les Etats membres, les travaux "très avancés" concernent par exemple les PVC, phtalates, PFAS, métaux lourds ou encore des retardateurs de flammes et bisphénols. Présents dans de nombreux produits du quotidien, l'interdiction de ces substances devraient alors faire l'objet d'une entrée en vigueur progressive sur plusieurs années. 

Conflit russe : l'huile de tournesol en pâtit

La guerre entre la Russie et l'Ukraine impacte le monde économique à plusieurs égards. Pour pallier les difficultés d'approvisionnement en huile de tournesol, l'Etat a autorisé ce début de semaine les industriels à la remplacer dans leur recette, sans nécessairement changer les emballages des produits. Margarine, chips, sauce... Ils pourront par exemple opter pour l'huile de colza, ou de palme comme alternatives et auront un délai de six mois pour changer leurs packagings. Sous deux mois, ils devront en revanche signaler un changement de recette sur les emballages. 

Le monde toujours attaché au charbon

Le rapport annuel du Global Energy Monitor, paru mardi, fait état de plusieurs projets de construction ou d'extension de centrales à charbon dans 34 pays du monde. Et malgré une tendance globale à la baisse quant à l'usage de cette énergie fossile, la Chine "a continué d'être l'exception criante au déclin actuel des centrales en développement", pointent les auteurs. Le pays à lui seul, compte en effet autant de projets d'ouvertures que le reste de la planète compte de projets de fermetures.

Climat : l'humanité face à une "spirale d'autodestruction", pointe l'ONU

Les catastrophes climatiques restent une menace grandissante. Dans un nouveau rapport, l'ONU soutient que celles-ci continuent à se multiplier dans le monde. En cause, le réchauffement climatique provoqué par l'Homme. Dans ce contexte, l'instance appelle l'humanité à enrayer cette "spirale d'autodestruction". Enfin, selon ce rapport, les deux dernières décennies ont été marquées par 350 à 500 catastrophes annuelles. Entre les épisodes de sécheresses, de canicules, d'inondations, d'incendies, les auteurs prédisent une augmentation à 560 cas de ce type d'ici 2030. 

"Sortir de l'abattage", une initiative citoyenne européenne

Au moyen d'une initiative citoyenne européenne (ICE), un texte intitulé "Sortir de l'abattage", demande la fin des subventions agricoles accordées aux activités d'élevage. La Commission européenne a validé mercredi le lancement de cette procédure, qui, si elle obtient suffisamment de signatures, obligera Bruxelles à se saisir de la question. "Étant donné que l'initiative citoyenne européenne (ICE) remplit les conditions formelles, la Commission considère qu'elle est recevable sur le plan juridique", a indiqué l'exécutif européen, précisant qu'"à ce stade, elle n'a pas analysé la proposition sur le fond". Dans le détail, le texte réclame l'exclusion de "l'élevage des activités pouvant bénéficier de subventions agricoles" et "l'instauration d'incitations à la production et à la commercialisation des produits végétaux et issus de l'agriculture cellulaire".

La forêt tropicale décline à grande vitesse

D'après l'étude annuelle du Global Forest Watch, du World resources institute et de l'université du Maryland, l'équivalent de 10 terrains de football de forêt tropicale primaire a été détruit chaque minute en 2021. Brûlés ou coupés, ces hectares disparus ont par ailleurs relâché 2,5 gigatonnes de CO2 dans l'atmosphère en 2021, soit l'équivalent des émissions annuelles de l'Inde, notent les auteurs. Le Brésil en particulier a été le principal théâtre de ces pertes, concentrant plus de 40 % des disparitions totales recensées. 

En 2300, les océans pourraient subir une extinction de masse

D'après une étude, publiée jeudi dans la revue Science, les espèces marines pourraient subir une extinction de masse d'ici 2300. Si toutefois, le monde s'attachait à limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle, ce scénario catastrophe pourrait ainsi être évité, en réduisant "de 70 %" la gravité des extinctions. Objectif le moins ambitieux de l'accord de Paris, les engagements internationaux actuels restent pourtant toujours insuffisants, ne cessent de répéter les experts climat de l'ONU (Giec). 

Réchauffement climatique et propagation de virus vont de pair

Une étude parue dans la revue Nature alerte sur la corrélation entre réchauffement climatique, animaux malades et transmission de virus. En effet, la destruction des habitats naturels oblige les espèces vivantes à migrer : en se mélangeant, elles favoriseront l'apparition de nouvelles maladies potentiellement transmissibles à l'Homme. Les chercheurs ont travaillé durant cinq ans pour étudier plus de 3000 espèces de mammifères : la redistribution géographique des écosystèmes pourrait alors entraîner quelque 300 000 "premières rencontres" entre différents êtres vivants. L'étude prédit ainsi au moins 15 000 transmissions virales entre ces derniers, largement favorisées par les chauves-souris, réservoirs de nombreuses maladies avec un potentiel de dispersion à travers la planète important. 

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