Plus qu'un défi sportif, cette expédition internationale entend porter un message politique : intégrer davantage le vélo dans les stratégies climatiques des États. Cette initiative existe depuis la COP29.
Le départ du nouveau raid a été donné fin avril au Brésil. Les participants rejoignent progressivement plusieurs itinéraires en Amérique du Sud, en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie centrale. Cet été, les cyclistes passent par le Portugal, l'Espagne et la France. Le convoi poursuivra sa route vers l'Italie, les Balkans puis la Turquie, où il est attendu à l'ouverture de la conférence internationale sur le climat.

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Le parcours alterne routes urbaines, zones rurales, reliefs montagneux et traversées maritimes en voilier. Les organisateurs espèrent également établir trois records du monde, compte tenu de la distance parcourue et du nombre de cyclistes engagés. L'événement se veut toutefois ouvert à tous : chacun peut prendre part à l'aventure, quel que soit son niveau, même pour quelques kilomètres seulement.
Un projet citoyen
Car au-delà de la performance sportive, la COP31 Bike Ride se veut être un projet participatif. Tout au long du parcours, les cyclistes rencontreront des associations locales, des habitants et des élus. Pour le moment, le convoi fait étape dans différentes villes françaises : Vannes, Bordeaux, Saint-Nazaire. Dans chaque commune, ils invitent les élus à signer des lettres d’engagement pour promouvoir l’usage du vélo à l’échelle locale, avant de pouvoir les remettre à la COP 2026 en Turquie. À chaque étape, les participants transporteront une bannière symbolique, inspirée de la flamme olympique, sur laquelle figurent dix propositions destinées à promouvoir l'usage du vélo.
Ces échanges doivent permettre de relier les initiatives locales aux grandes négociations internationales sur le climat.
Dix propositions pour faire du vélo un pilier des politiques climatiques
L'objectif est de remettre ces propositions aux négociateurs de la COP31 afin qu'elles puissent inspirer les futurs plans climat des États.
Parmi les principales mesures figurent :
- le développement de réseaux cyclables continus et sécurisés d'ici 2030, y compris entre les villes ;
- la réduction de la circulation automobile et des limitations de vitesse ;
- l'élaboration de véritables plans vélo, dotés de financements et d'indicateurs de suivi ;
- la multiplication des zones réservées aux piétons et aux cyclistes, notamment autour des écoles et des transports en commun;
- la création de stationnements sécurisés pour les vélos, y compris les vélos cargos ;
- le soutien à la filière économique du vélo (fabrication, réparation, location, cyclotourisme) ;
- le développement de la logistique à vélo cargo pour les livraisons urbaines ;
- la généralisation de formations à la pratique du vélo, en particulier pour les enfants et les femmes.
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Le vélo, un outil de décarbonation des transports
À travers cette initiative, les organisateurs rappellent que le secteur des transports demeure l'un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Selon eux, développer les déplacements actifs constitue l'un des moyens les plus rapides pour réduire les émissions.
Leur ambition s'appuie sur un objectif porté par le partenariat international PATH (Partnership for Active Travel and Health) : atteindre 80 % de part modale cumulée pour la marche, le vélo et les transports en commun, afin de réduire de moitié les émissions liées aux transports d'ici 2030.
À quelques mois de la COP31, cette traversée mondiale entend ainsi faire du vélo bien plus qu'un moyen de transport : un symbole de la transition écologique et un outil concret pour accélérer les politiques climatiques.