Netflix, YouTube, Disney+ ou encore Prime Video : regarder des contenus en ligne nécessite de stocker et d’acheminer en permanence des données jusqu’à nos écrans. Et la vidéo occupe une place considérable dans ces échanges : elle représenterait entre 60 et 80 % du trafic mondial de données.
En France, une étude publiée en 2024 par l’Arcom et l’Arcep, en collaboration avec l’ADEME, permet de mieux mesurer l’impact de ces usages. En intégrant les téléviseurs et autres équipements utilisés pour regarder les contenus, les réseaux et les centres de données, les usages audiovisuels représentaient 5,6 millions de tonnes de CO₂e en 2022, soit environ 0,9 % de l’empreinte carbone française.
Tous les visionnages ne se valent toutefois pas. La taille de l’écran, sa durée d’utilisation, le réseau employé ou encore la qualité de la vidéo font varier l’impact. Regarder systématiquement des contenus en très haute définition entraîne notamment davantage de données à transporter, parfois sans réel bénéfice visuel sur les petits écrans.
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Quelques réflexes pour limiter son impact
Premier levier : adapter la qualité de l’image à ses besoins. Désactiver la 4K ou la qualité maximale automatique lorsqu’elle n’est pas nécessaire permet de limiter le volume de données transférées. Le choix de la connexion compte également : pour regarder une vidéo chez soi, le Wi-Fi est généralement moins énergivore que les réseaux mobiles 4G ou 5G.
D’autres habitudes permettent d’éviter des flux inutiles. Désactiver la lecture automatique empêche par exemple d’enchaîner des contenus que l’on ne regarde pas réellement. Pour une vidéo, une playlist ou un programme visionné plusieurs fois, le télécharger une fois en Wi-Fi peut également être préférable à des lectures successives en streaming.
Mais l’essentiel de l’impact du numérique ne se joue pas nécessairement au moment d’appuyer sur "lecture". La fabrication des smartphones, téléviseurs, ordinateurs et autres équipements pèse lourd dans son bilan environnemental. Avant de traquer chaque minute de streaming, prolonger la durée de vie de ses appareils reste donc l’un des principaux leviers pour réduire son empreinte numérique.