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Environnement

Protection des oiseaux : la justice annule la chasse de trois espèces menacées aux Antilles

Le tribunal de Guadeloupe annule la chasse pour trois espèces d'oiseaux
©Slatan/Shutterstock

Dans un communiqué de presse publié le 14 janvier, les associations de protection de la faune ont annoncé l’annulation de la décision du préfet autorisant la chasse pour trois espèces d’oiseaux en déclin. La justice a ainsi décidé d’épargner le Pigeon à cou rouge, la Barge hudsonienne et la Colombe violette pour la saison 2021-2022 en Guadeloupe et à Saint-Martin.

Victoire pour la Barge hudsonienne, la Colombe rouviolette et le Pigeon à cou rouge. Après une première suspension le 10 septembre, le préfet de Guadeloupe avait autorisé la chasse de ces oiseaux par un arrêté publié le 26 novembre 2021. Le 30 décembre, le Tribunal administratif de Guadeloupe a annulé cette décision en Guadeloupe et à Saint-Martin, donnant gain de cause aux associations qui demandent la protection de ces oiseaux.

Une décision en faveur de la biodiversité

Si ils ne sont pas encore reconnus comme espèces protégées, ces trois volatiles sont pourtant en voie de déclin. La Barge hudsonienne est considérée comme "vulnérable" par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Elle figure aussi sur la liste de 2016 du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel de la Guadeloupe établissant les espèces qui pourraient recevoir une protection.

Le Pigeon à cou rouge et la Colombe rouviolette figurent aussi sur cette liste. Pour ces deux espèces, la justice a décidé d’en suspendre la chasse pour la saison 2021-2022, rappelant que "Les oiseaux ne peuvent être chassés ni pendant la période nidicole, ni pendant les différents stades de reproduction et de dépendance."

La justice recadre la préfecture

Dans son jugement interdisant la chasse de ces oiseaux de juillet 2021 à janvier 2022 en Guadeloupe et à Saint-Martin, le tribunal évoque le principe de précaution. Cet outil législatif du code de l’environnement permet de prendre des mesures "visant à prévenir un risque de dommage grave et irréversible à l’environnement". Une décision symbolique pour les associations qui plaident pour la protection de ces oiseaux.

Le juge a aussi indiqué que le préfet avait "commis une erreur manifeste d’appréciation" quant aux articles permettant la protection de ces espèces lors de leurs périodes de nidation et de reproduction. La justice a aussi pointé du doigt le peu de crédibilité des quotas d'oiseaux contrôlés par les chasseurs comme le voulait le préfet.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux se bat pour la protection de ces espèces menacées entre autre par la chasse. "C'est un combat de chaque instant, pour chaque espèce", avait expliqué Guy Hervé, de la LPO à l'AFP.

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