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HUMEUR

Allain Bougrain-Dubourg : "la stratégie européenne des forêts se dessine actuellement en faveur de la biodiversité"

Allain Bougrain-Dubourg, grand défenseur de la cause animale, président de la Ligue pour la protection des oiseaux.
©XAVIER LEOTY / AFP

« L'arbre, à peine dans son âge adulte, est abattu sans respect et sans regret. Que de colosses admirables les personnes de mon âge ont vu tomber » ? s'indignait George Sand en ajoutant : « L'arbre disparaîtra et la fin de la planète viendra par dessèchement ».

Qu'elle soit rassurée, l'étendue de la forêt française a doublé depuis qu'elle lançait son cri d'alarme en 1872. Il n'empêche, la surface ne fait pas la qualité. L'Union Européenne pointe la fragmentation des massifs qui impacte la biodiversité, les incendies particulièrement redoutables en Méditerranée, les tempêtes majeures que l'on évalue à deux par an au cours du dernier demi-siècle, la pollution atmosphérique, l'impact du réchauffement climatique, les maladies diverses et les agressions des cervidés ou des insectes sur certaines zones.

En résumé, « trois habitats forestiers étudiés sur quatre sont dans un état de conservation défavorable », s'apprête à constater un collectif d'experts dans une tribune véhiculée par Euractiv, le réseau des médias européens. Les centaines de signataires au côté de Christian Barthod, Philippe Gourmain et Evrard de Turckheim tiennent à souligner combien ils apprécient la stratégie européenne des forêts qui se dessine actuellement en faveur de la biodiversité.

Une fois de plus, l'Europe tire l’environnement vers le haut. Les orientations proposées par la commission vont dans le bon sens si elles ne sont pas rabotées lors des débats. Déjà, en 2020, FNE, la LPO, le WWF, Humanité et Biodiversité et Réserves Naturelles de France lançaient 20 recommandations visant notamment à maîtriser la pression foncière, à prendre en compte la biodiversité des vieux bois ou à adapter la fiscalité à une gestion vertueuse.

En attendant que les appels à la raison soient entendus par les politiques concernés, du côté de Aigues-Vives, non loin de Nîmes, l'association « ARBRES gardiens de l'ombre » a sablé le champagne. Les 126 platanes bordant la RN 113 qui devaient être abattus selon l'arrêté du 27 juillet 2020 resteront bien droits dans leur terre, ainsi vient d'en décider la préfète Marie-Françoise Lecaillon. Soulagement pour tous ceux qui se sont investis afin que les préoccupations de sécurité routière ne servent pas de prétexte à une coupe rase. D'autres propositions seront mises en œuvre. Non seulement elles épargneront les platanes mais elles feront jurisprudence. « L'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse », résume sagement un proverbe africain.

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