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Edito

La riposte anti-plastique s’organise

©Nagy-Bagoly Arpad/Shutterstock

Plastic attack, #CombattreLaPollutionPlastique, #noplasticchallenge. Défis, challenges et annonces pour lutter contre la pollution plastique s’organisent. C’était le principal objectif mis en avant par l’ONU à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement qui se tenait ce mardi 5 juin 2018.

Les "Plastic Attack" sont arrivées en France. C’était le week-end dernier, dans plusieurs villes de France, où des consommateurs mécontents se sont réunis dans des supermarchés pour protester contre le suremballage, en laissant derrière eux tous les emballages plastiques inutiles. La thématique a continué à faire réagir la semaine suivante, marquée par la journée de l’environnement. À cette occasion, l’ONU a souhaité mettre en lumière la problématique de la pollution plastique. "Il y a plus de microplastiques dans les mers du globe que d’étoiles dans toute la Galaxie", alertait-elle. L’organisation a lancé dans le même temps un défi sur les réseaux, le #noplasticchallenge. L’objectif : prendre l’engagement de remplacer un produit à usage unique (gobelet, bouteille, couverts en plastique) contre un objet durable, partager cela sur les réseaux et inviter ses amis à faire de même. La mobilisation a suivi. Parmi les personnalités ayant accepté le défi figurent notamment Arnold Schwarzenegger ou le musicien Moby. Autre hashtag similaire : #noplasticchallenge, lancé par l’association No Plastic in my sea. Cette fois, l’objectif de réduire l’usage d’objets à usage unique dure dix jours : il s'agit d'en éliminer un par jour.

Élan citoyen

Il n’y a plus de doute, les citoyens en ont assez. Et font tout ce qu’ils peuvent pour bannir le plastique de leur quotidien à leur niveau, en adoptant gourdes, tote bags, et autres objets durables. Mais cet élan citoyen est-il suffisant ? Surtout, va-t-il être pris en compte à un niveau plus global ? Les institutions, collectivités et surtout les entreprises, responsables de la majorité de la production de déchets, vont-elles enfin prendre leurs responsabilités ?

Il semble en tout cas que le message ait été entendu. Le groupe Carrefour qui accueillait la "plastic attack" parisienne a annoncé à quelques jours de l’événement un objectif d’emballages "100 % recyclables, réutilisables ou compostables" d’ici 2025. Et ça bouge également du côté européen, puisqu’il y a quelques semaines, la Commission européenne a rendu publique une proposition de directive visant à réduire l’utilisation d’objets en plastique à usage unique. Plus de couverts en plastique, de coton tiges, ni de pailles, si le texte entre en vigueur.

Est-ce suffisant ? Non, pas vraiment. Mais est-ce encourageant ? Oui, certainement.