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Environnement

La carte de France des communes mobilisées contre les pesticides

Les arrêtés anti-pesticides se multiplient depuis plusieurs semaines en France.
©Google maps/Carte réalisée par ID, L'info durable

Depuis le mois de septembre ID tient à jours une carte évolutive et participative pour suivre la mobilisation des communes engagées contre les pesticides en France.

Du 9 septembre au 1er octobre, les citoyens sont appelés à se prononcer concernant les zones de traitement par des produits phytosanitaires. D'abord prévue pour début octobre, la consultation sur les distances d'épandage à été anticipée par le gouvernement. En cause, l'annonce du gouvernement samedi 7 septembre, d'une distance minimale de 5 à 10 mètres à respecter entre les habitations et les zones d'épandage de produits phytosanitaires.

Jugeant cette distance dérisoire, des associations écologistes, les mairies engagées ainsi qu'EELV ont fait entendre leur mécontentement. Depuis, les mobilisations émergent de toutes parts et élus et militants associatifs ont appelé, au lendemain du lancement de la consultation, les maires de France à multiplier les arrêtés anti-pesticides et à "submerger" la consultation en ligne. À date de publication de cet article, les derniers arrêtés ont été pris par les maires de Saint-Genis-Pouilly (01) et La-Chapelle-sur-Erdre (44). Mardi 10 septembre, le président PCF du Val-de-Marne, Christian Favier, assure que son département est le premier à interdire l'usage des produits phytosanitaires contenant du glyphosate, avec un arrêté "symbolique". 

La carte de France des communes mobilisées contre les pesticides :

  • En vert sont marquées les communes qui ont pris des arrêtés anti-pesticides ;
  • En violet, les communes et communautés de communes signataires de l'appel à la résistance pour l'interdiction de tous les pesticides lancé par le collectif Nous voulons des Coquelicots.

À noter que certaines villes s'organisent également par région, à l'image des communes adhérentes à la Charte Terre Saine en Poitou-Charentes.

Mises à jour 

11 septembre :

Une lectrice d'ID nous a signalé l'arrêté pris par la maire du Perray en Yvelines, Paulette Deschamps. 

12 septembre :

Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand, ont annoncé l'interdiction de l'utilisation des pesticides sur leurs territoires dans un communiqué commun. 

13 septembre : 

Un élu de la commune de La Grigonnais en Loire-Atlantique nous a fait savoir qu'un arrêté a été pris le 23 septembre 2016, interdisant toute pulvérisation, traitements de sols ou ensemencement de graines enrobées avec des produits phytopharmaceutiques à base de néonicotinoïdes sur le territoire. Une commune pionnière de ces interdictions.

16 septembre :

Après avoir déjà apporté une mention de soutien à l'appel du collectif Nous voulons des Coquelicots, la commune de Méjannes-le-Clap dans le Gard a désormais signé un arrêté municipal interdisant les pesticides, d'après l'un de nos lecteurs. Une première dans la région gardoise.

19 septembre :

La Seine-Saint-Denis a à son tour banni les pesticides par arrêté sur son territoire.

14 octobre : 

Deuxième round pour le maire de Langouët qui, après une première audience en référé fin août, est de nouveau entendu par le tribunal administratif de Rennes. Ce sera sur le fond cette fois-ci, et non sur la légalité de l'acte, dont on sait qu'il dépasse les pouvoirs d'un maire. Les arrêtés anti-pesticides pris par les "maires courage", comme ils sont appelés au sein des collectifs, est le symbole de la lutte contre l'épandage des pesticides dans l'agriculture en France. Ces arrêtés dénoncent selon ces derniers l'inaction étatique dans la "sortie des pesticides".

Acclamé à sa sortie, Daniel Cueff calme la foule présente sur le parvis du tribunal, composée de soutiens et de militants anti-pesticides : "N'applaudissez pas trop, c'est pas gagné. Mais c'est pas perdu non plus." Un bidon de fongicide à la main, il résume son plaidoyer et souligne que loin de vouloir faire preuve d'"agri-bashing", il souhaite travailler en collaboration avec les cultivateurs qui sont, eux aussi, exposés aux risques sanitaires. 

En attendant une décision du tribunal qui se donne une quinzaine de jours pour statuer, les collectifs de maires et de militants ainsi que Monsieur Cueff se réjouissent d'avoir lancé le débat pour aller vers plus de "protection de la population". "Si le tribunal me donne raison, c'est la révolution", avait déclaré le maire de Langouët avant l'audience.

15 octobre : 

La commune sud-toulousaine de Ramonville Saint-Agne annonce par voie de communiqué que sera pris ce jour, un arrêté anti-pesticide. Le maire tient à interdire de manière symbolique l'utilisation de tous les produits phytosanitaires sur la commune. Ce projet fait suite à une présentation et un débat en conseil municipal le 3 octobre dernier, il a été voté à l'unanimité. L'arrêté entérine l'engagement de la commune pour la lutte contre les pesticides. 

25 octobre : 

À Langouët, la justice annule l'arrêté du maire Daniel Cueff, au motif "qu'un maire n'a pas le pouvoir de prendre un arrêté en matière de réglementation des pesticides", a détaillé son avocat. 

8 novembre : 

Le tribunal administratif de Cergy a rejeté la requête du préfet des Hauts-de-Seine qui entendait suspendre les arrêtés anti-pesticides pris par les maires de Sceaux et de Gennevilliers au printemps. La justice a donc donné raison à ces élus, alors que quelques semaine auparavant le maire de Langouët avait été sommé de retirer son arrêté

Cette carte a vocation à être alimentée par la contribution des lecteurs : si une commune mobilisée n'apparaît pas, contactez-nous à l'adresse mail : redaction(a)linfodurable.fr

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