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Environnement

Des toilettes sèches transforment l'urine en fertilisant naturel

L’urine représente 50 % du coût de traitement des eaux usées.
©Ecosec

Pour accompagner la transition agricole, l'association Ecosec a mis au point un urinoir capable de collecter l’urine tout en la transformant en fumier biologique. 

Recycler son urine pour en faire de l’engrais, c’est désormais possible. L’association Ecosec a développé un réseau de toilettes sèches publiques, appelées "Naturinoirs", afin de collecter l’urine des passants pour la convertir en engrais naturel. L’objectif consiste à redonner de la valeur à l'urine à travers des cabines respectueuses de l’environnement.

Pour relever ce défi, l’association a installé le premier "Naturinoir" en janvier dernier au parc Serment de Kouffra à la porte d’Orléans, et deux nouveaux ont été implantés sur le Boulevard de la Chapelle, à Paris. Ces urinoirs autonomes sont capables d’absorber 1 000 litres, ce qui représente 10 000 utilisations avant chaque vidange, et avec deux urinoirs la fréquence d’utilisation peut s’élever jusqu’à 120 passages par heure. Pour le moment, ces cabines sont utilisées par les hommes, mais une version féminine verra le jour prochainement, promet l'association sur son compte Twitter

Revalorisation naturelle de l’urine

Considérée jusqu’ici comme un déchet, selon l'association, l’urine représente 50 % du coût de traitement des eaux usées. Toutefois, ce liquide méconnu à la mauvaise réputation, est composé d’une majorité des nutriments rejetés par le corps et qui se perdent dans les eaux usées. "L’urine est stérile et 80 % de ce que rejette le corps humain sont des engrais bénéfiques à la végétation, et une ressource inépuisable, alors qu’ils polluent à l’inverse les milieux aquatiques", indique Benjamin Clouet, au Parisien. Pour le revaloriser hygiéniquement, Ecosec s’est associé avec l’Institut national de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture (IRSTEA) de Montpellier. Ce procédé d’évaporation développé dans les "Naturinoirs", permet de récupérer les nutriments présents dans l’urine pour les revaloriser.

Symbole d’une gestion responsable des déchets organiques, la maintenance de ces toilettes sèches s’effectue une fois par mois pour vider la tonnelle d’urine. Celles-ci sont caractérisées par leur autonomie en étant alimentées grâce à l’énergie solaire. En outre, ce module est fabriqué à partir d’une roche volcanique, la chabazite, qui empêche la formation des odeurs nauséabondes issues de la dégradation de l’urine. Également, les plantes placées autour des toilettes ont pour fonction de capter les nutriments de l’urine à l'aide d'un système de goutte à goutte contrôlé à distance, et qui favorisent l’évaporation de 95 % de l’eau qu’elle contient.

Ainsi, l’urine subit une transformation naturelle pour devenir un fertilisant biologique. Une fois que ces étapes sont terminées, la biomasse est envoyée vers le centre de compostage Toopi, pour devenir un fumier normé qui sera utilisé pour une agriculture durable.

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