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Dernière semaine pour le salon de l’agriculture, traitement des déchets, les protéines végétales… L'info durable de la semaine

Le salon international de l'agriculture fermera ses portes le dimanche 1er mars.
©Capture d'écran Twitter/@Salondelagri

La Cour des comptes fait état de résultats inégaux dans le traitement des déchets ; le lauréat du Prix Pinocchio dévoilé à l’occasion du Salon de l’Agriculture ; une start-up propose une "imitation de poulet" à base de pois jaune … Ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine.

Remise du "Prix Pinocchio"

Le Salon de l’Agriculture ferme ses portes ce week-end. Pour sa dernière semaine, il a accueilli, contre son gré, la remise de récompense symbolique des "Prix Pinocchio". Lundi 24 février, l’association Les Amis de la terre et la Confédération paysanne ont envahi le stand du ministère de l'Agriculture pour décerner le prix du greenwashing au producteur norvégien d'engrais minéraux Yara. "Très peu connue du grand public, Yara est l'incarnation parfaite de la multinationale qui avance ses pions, masquée. L'agriculture intelligente face au climat qu'elle promeut n'est autre qu'une agriculture basée sur l'utilisation intensive d'intrants chimiques, au détriment de la santé, des écosystèmes et du climat", a déclaré Anne-Laure Sablé, des Amis de la Terre, citée dans un communiqué.

Agriculture urbaine en Seine-Saint-Denis

Durant ce 57ème Salon international de l’Agriculture, un participant s’est fait remarquer : le département de Seine-Saint-Denis était présent pour convaincre de son "potentiel vert". Stéphane Troussel, président PS du conseil départemental revendique l’agriculture urbaine. Il rappelle qu’au-delà du fait que ce soit l'un des trois départements les plus densément peuplés de France, il fut "le grenier de Paris, avec des terres maraîchères et fertiles". Ferme urbaine à la Courneuve, cité maraîchère à Romainville, la Prairie du Canal à Bobigny… Plus de 300 lieux dont 122 en maraîchage - un chiffre évolutif – sont regroupés sous sa bannière territoriale "Made in Seine-Saint-Denis".

Un vendredi réservé à l’agroécologie

À la veille de son dernier week-end, le Salon de l’Agriculture réserve une journée à l’agroécologie. Le vendredi 28 février, chercheurs, associations et mouvements de coopération ont exposé la nécessité d’adapter les pratiques agricoles plaçant la vie des sols, la nature et ses cycles en son centre. "Quelle transition agroécologique pour l'agriculture ?" Pour Nicolas Gross, chercheur à l'INRAE, le changement climatique va intensifier la désertification de régions du monde qui ne l'étaient pas jusqu'à présent. Mais comment faire ? Aujourd'hui "je ne connais aucune ferme qui soit en agroécologie pure, il y a des compromis partout". Parfois avec le plastique ou la mécanisation, tente de dédramatiser Olivier Hébrard, expert de "Terre et Humanisme".

La révolution des pois jaunes

Le "poulet cultivé", imitation de volaille proposée par la start-up zurichoise Planted Chicken, est réalisé à base de protéines de pois jaune. Le "burger végétal" de l'entreprise américaine Beyond Meat aussi, même s'il est teinté de jus de betterave. Longtemps réservés à l'alimentation animale et parents pauvres de la gastronomie et de l'agriculture, les pois jaunes redeviennent tendance dans les champs, car très recherchés par les industriels de l'agroalimentaire et la "foodtech" sous l'effet de la mode végane et du développement des alternatives à la viande. Judith Burstin, généticienne de l'institut de recherche Inrae Dijon souligne à l’AFP que les pois jaunes sont au croisement des deux révolutions, alimentaire et climatique : sans OGM et sans gluten, avec 23 % de protéines en moyenne, ils sont l'une des alternatives possibles à la viande. La plante, une légumineuse, a aussi la particularité de capter l'azote de l'air pour nourrir le sol, permettant ainsi une réduction des engrais chimiques.

Le traitement des déchets recyclés pose question

La Cour des comptes appelle à un meilleur contrôle par l'État et à l'application des sanctions. Son rapport annuel fait état de l’augmentation des volumes collectés par les éco-organismes, qui pilotent en France le traitement de nombreux types de déchets. Mais déplore cependant des "résultats inégaux" au sein de la filière. Les objectifs ne sont pas atteints par exemple chez Eco TLC (textiles-linge de maison-chaussures) avec un taux à 40 %, soit 10 points sous son objectif, ou pour les équipements électriques et électroniques ménagers. Le recyclage des emballages ménagers est lui estimé à 70 % en 2018 après 67,5 % en 2017, alors que la loi imposait 75 % pour 2012. "De nouvelles mesures doivent donc être envisagées", note la Cour qui propose de simplifier l'assiette des sanctions visant éco-organismes et producteurs ne remplissant pas leurs obligations. 

Municipales et pesticides 

Le jeudi 27 février, les arrêtés des maires anti-pesticides des communes de Sceaux, Bagneux, Nanterre ou Gennevilliers, entre autres, faisaient l’objet d’un recours devant la Cour d’appel de Versailles. Pour rappel, le 8 novembre dernier, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait rejeté la requête du préfet des Hauts-de-Seine visant à suspendre leurs arrêtés. La Gironde, très exposée aux pesticides, regrette que les candidats aux municipales ne se saisissent pas du sujet : ils "ne veulent pas prendre de risque en ce moment. Ça ne bouge pas. Ils ne veulent pas se mettre à dos les électeurs", dont beaucoup travaillent dans les vignes, explique à l'AFP Ludovic Coutant du collectif des parents qui s'était opposé à la construction d'un collège jouxtant un vignoble à Parempuyre. Commune pour laquelle la maire Béatrice de François avait pris un arrêté anti-pesticides le 23 août dernier. "Les sujets de préoccupation sont surtout l'insécurité et l'urbanisme", note Henri Lagarrigue, tête de liste de l'opposition.

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Au sommaire : comment mettre plus de végétal, de local et de saison dans vos assiettes, le témoignage de notre journaliste qui a décidé de limiter sa consommation de viande au quotidien, le bilan carbone de nos aliments, des alternatives moins polluantes pour nos plats régionaux...Tout pour faire sa transition alimentaire en douceur et répondre aux enjeux d’une alimentation plus durable !

 

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Merci ! #TousActeurs.