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Entreprises

Les industriels de l'environnement préoccupés par l'application de la loi économie circulaire

©hiv360/Shutterstock

Les industriels de l'environnement ont exprimé mardi 25 février leur intention de veiller de près aux modalités d'application de la loi économie circulaire.  

Promulguée mi-février, cette "loi implique des choix structurants pour nos métiers", a dit à la presse Fabrice Rossignol, président de la Fédération des activités de la dépollution et de l'environnement (FNADE), saluant "l'implication" de la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson et "un travail assez remarquable".

"Mais ce travail n'est pas terminé et on sera très attentif aux détails", a-t-il ajouté, relevant que "pas moins de 80 décrets d'application" sont attendus dans les mois à venir. "Parce qu'on a envie que ça marche, il faut faire entendre la voix des industriels, qui vont investir". Notamment, concernant l'incorporation de matières recyclées dans des produits neufs, il est "urgent de résoudre la situation critique de matières issues du recyclage qui aujourd'hui ne trouvent pas de débouchés", souligne la Fédération.

3,5 millions de tonnes de déchets plastiques par an

La loi aborde le cas des bouteilles en PET, parmi les déchets plastiques les mieux valorisés. "C'est pas mal, mais ce n'est pas suffisant", estime M. Rossignol : "les ménages produisent aussi par exemple des plastiques plus compliqués, et il faut que les entreprises aient envie, ou soient contraintes, d'incorporer plus de matières".

La France produit 3,5 millions de tonnes de déchets plastiques par an, or aujourd'hui seules 300 000 à 400 000 tonnes sont réincorporées, selon la FNADE. "On peut toujours mettre des objectifs de recyclage, il faut aussi mettre derrière des possibilités de réincorporation", souligne sa déléguée générale, Muriel Olivier, qui entrevoit au mieux 1 million de tonnes en 2025, loin des 100 % de recyclage visés.

Un autre enjeu sera le passage à 21 filières "REP" (qui donnent aux producteurs la charge de gérer la fin de vie de leurs produits), contre 14 aujourd'hui. En particulier la création de filières pour les déchets du bâtiment et emballages des entreprises, deux domaines "déjà performants", nécessitera des études pour définir un modèle efficace, prévient la fédération, qui réunit huit syndicats professionnels et plus de 200 entreprises privées exerçant dans la gestion des déchets et la dépollution des sols et sites.

Avec AFP. 

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