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Environnement

Covid-19 : chute historique des émissions de CO2 au premier semestre 2020

©fotorince/Shutterstock

Selon une étude, le premier semestre 2020 a été marqué par une chute sans précédent des émissions de CO2. Les restrictions liées à la crise sanitaire ont engendré cette baisse de 8,8 % par rapport à l'année précédente, plus importante encore que celles enregistrées durant la Seconde Guerre mondiale ou le krach boursier de 2008, estime les experts.

L'épidémie de coronavirus aura effectivement entraîné avec elle une chute spectaculaire des émissions de CO2 au premier semestre de l'année. Selon une étude publiée ce 14 octobre dans la revue Nature Communications, les mesures de restrictions mises en place à travers le monde ont permis d'enregistrer une baisse plus importante encore qu'en 2008 lors de la crise financière ou encore dans les années 40 lors de la Seconde Guerre mondiale - même si le niveau moyen des émissions est aujourd'hui largement supérieur. Sur les six premiers mois de l'année, les émissions mondiales de CO2 ont chuté de 1551 millions de tonnes, soit 8,8 % par rapport à la même période l'année précédente, estiment les experts.

Chute des émissions liées aux transports, énergie, industrie...

L'équipe internationale de chercheurs chinois, japonais, français et américains attribue notamment cette baisse drastique aux secteurs des transports, de l'aviation ou encore de l'énergie. Pour interpréter ce phénomène, elle s'est basée sur les chiffres de la production électrique, du trafic de véhicules dans plus de 400 villes dans le monde, du nombre de vols ou encore de la production et la consommation, concluant au fait que cette chute était la plus importante dans l'Histoire récente. 

Les émissions liées au transport ont, elles, plongé de 40 %. Celles liées à la production d'énergie ont enregistré un déclin de 22 %. Enfin, l'industrie a chuté de 17 %. En outre malgré le confinement et le télétravail généralisé, les émissions liées au logement ont également décliné (à hauteur de 3 %) : les experts attribuent ce recul à un hiver anormalement doux sur l'ensemble de l'hémisphère Nord, qui a limité les besoins en chauffage.

Entraînées par le déconfinement de la plupart des pays, les émissions ont globalement renoué avec leurs niveaux habituels au mois de juillet, remarque également l'étude. "Néanmoins, des différences importantes persistent entre les pays, avec une baisse des émissions continue aux Etats-Unis où les cas de coronavirus sont toujours en train d’augmenter considérablement", remarque les chercheurs.

Malgré cette chute historique et louable, ces derniers avertissent toutefois sur le caractère éphémère du phénomène. En effet, la baisse globale des émissions de ce début d'année n'aidera en rien à une réduction à plus long terme. Il faudrait pour cela une "refonte complète" de l'industrie et du commerce. "Alors que la baisse des émissions de CO2 est sans précédent, la baisse des activités humaines ne peut pas être la réponse", rappelle le coauteur de l'étude Hans Joachim Schellnhuber, du Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK). "Nous avons besoin de changements structurels et transformationnels de nos systèmes de production d'énergie et de consommation", ajoute-t-il.

L'accord de Paris de 2015 prévoit de limiter la température en dessous de 2°C, voire à 1,5°C comparé à la période pré-industrielle. Pour tenir cet objectif, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6 % par an entre 2020 et 2030, selon l'ONU.

Avec AFP.

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