Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Environnement

Contre le tourisme de masse, Porquerolles limite le nombre de visiteurs journaliers pour l'été

L'île de Porquerolles a décidé de limiter le nombre de touristes journaliers face à l'explosion de la fréquentation.
Photo Hugo Petitjean / Pixabay

Après avoir connu un pic de fréquentation à l'été 2020, les autorités ont décidé de limiter le nombre de visiteurs journaliers accueillis sur l'île de Porquerolles et ainsi éviter le tourisme de masse.

L'île de Porquerolles dans le Var, connue pour ses plages touristiques et ses sentiers de randonnée, a décidé d'agir pour limiter le tourisme de masse. Les autorités ont mis en place un seuil du flux de visiteurs à 6000 par jour. Depuis l'été 2020, l'île avait atteint des pics de fréquentation : jusqu'à 12 000 touristes journaliers, contre une moyenne de 8500 ces dernières années.

Cette limite de fréquentation a été fixée après une enquête effectuée auprès des visiteurs en 2019 pour évaluer le taux de satisfaction de leur séjour. Selon Marc Duncombe, directeur du Parc national de Port-Cros auprès de Var Matin, il a été constaté que le taux passait en dessous de 50 % au-delà de ce seuil, et qu'il continuait de descendre avec l'augmentation de la fréquentation. Celle-ci entrainait également plusieurs complications comme l'accroissement du temps d'attente pour les bateaux ou encore une dégradation des différents services proposés sur l'île.

Au-delà du taux de satisfaction, cette limitation du nombre de touristes a également été décidée afin de préserver l'environnement de l'île de Porquerolles. La sur-fréquentation entrainait des dégradations multiples, comme des barbecues clandestins ou une augmentation des déchets accumulés, qui avait un impact sur l'environnement de l'île ainsi que sur la faune sauvage, notamment la nidification des oiseaux. Afin de mettre en place cette jauge de fréquentation, les autorités ont établi une charte avec la compagnie maritime et les bateaux qui relient le continent à l'île pour limiter les flux de transports. Un système de réservation obligatoire de billets a également été mis en place pour éviter un accroissement des files d'attentes lors des départs. 

Préserver les sites touristiques de la sur-fréquentation

La pandémie de Covid-19 a contraint les Français à prendre leurs vacances dans l'Hexagone, entraînant une sur-fréquentation des lieux touristiques. Mais dès 2017, un rapport du WWF sur les plages françaises alertait déjà sur la dégradation "de l'environnement côtier et marin", appelant les autorités à réguler le tourisme sur le littoral méditerranéen.

A l'échelle mondiale, de plus en plus de sites touristiques prennent des mesures pour maîtriser l'afflux de visiteurs. La ville de Venise, entre autre menacée par la montée des eaux, prévoit par exemple de faire payer l'entrée par un système de ticket touristique. Sur le mont Everest, les autorités tibétaines ont limité l'accès des véhicules les plus polluants. Enfin en France, Emmanuel Macron a fait publier un arrêté de protection pour encadrer l'accès au mont Blanc.

Vous avez apprécié cette information ? Abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici ! 

Pour aller plus loin et agir à votre échelle, découvrez notre guide pratique « Slow Life : mode d’emploi pour ralentir »

Au sommaire : tout pour entreprendre un passage à une vie plus douce et apprendre à ralentir dans tous les domaines du quotidien.

Pour en savoir plus et commander votre guide, c’est par ici.

#TousActeurs