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Entreprises

"Le tourisme de proximité est une tendance qui s’accélère"

Nicolas Sartorius, fondateur de Abracadaroom
Photo © Abracadaroom

En raison de la pandémie de Covid-19, le tourisme local a connu un regain d’engouement en France. Nicolas Sartorius, fondateur de Unic stay et Abracadaroom, propose aux vacanciers de pouvoir s’isoler du bruit ambiant du quotidien et à profiter de la nature. Entretien.

Télétravail et confinement ont accentué le besoin des Français de pouvoir partir en pleine nature pour se ressourcer. La crise climatique leur fait également prendre conscience de la nécessité d’adapter leur consommation pour préserver l’environnement, notamment sur le sujet des vacances. ID a rencontré Nicolas Sartorius, fondateur de Unic Stay et Abracadaroom, pour découvrir sa démarche. 

Qu’est-ce que Unic Stay ?

Unic Stay est la société qui exploite l’activité commerciale de trois sites Internet : lacabaneenlair.com, trigo.nl, qui reprend la même activité sur les Pays-Bas, et abracadaroom.com, qui est notre site principal. Nous sommes présents en France, aux Pays-Bas, en Angleterre et en Espagne.

Que proposent chacun de vos sites ?

La cabane en l’air était un réseau de cabanes, dans les arbres et sur pilotis, avec une dimension de tourisme durable responsable, en France. Trigo nous permet de proposer la même activité pour les Pays-Bas. Abracadaroom est une centrale de réservation, toute typologie d’hébergements insolites confondus. Nous mettons en avant des hébergements atypiques et insolites sur tout le territoire français.

Quels sont les types de logements de vacances que vous proposez ?

L’essentiel de notre offre est tourné vers le tourisme durable. Notre typologie principale est de proposer des cabanes dans les bois. Nous avons également des cabanes sur l’eau, des dômes, des tiny houses, des bulles transparentes… En tout nous avons plus de 30 typologies d’hébergement différentes. Ensuite nous avons également des logements que l’on définit comme « inclassables », qui sont issus de l’imaginaire des constructeurs.

Le modèle des trois semaines de vacances en été est en train de disparaître un petit peu au profit de plusieurs séjours de une à deux nuits, à moins de 2-3 heures de chez soi. "

Avec la pandémie, avez-vous vu une relance du tourisme local ?

Nous commencions déjà à voir une tendance arriver avant la Covid. Les gens commençaient à partir moins longtemps. Le modèle des trois semaines de vacances en été est en train de disparaître un petit peu au profit de plusieurs séjours de une à deux nuits, à moins de 2-3 heures de chez soi. Le Covid a permis d’amplifier ce phénomène, notamment du fait de la difficulté de voyager à l’étranger. Nous sommes sur un tourisme de proximité, qui permet de prendre une bouffée d’air pur, d’être loin du tourisme de masse, d’être en pleine nature.

Est-ce que le rapprochement avec la nature est un point qui s’est amplifié ?

Tout à fait. Les hébergeurs travaillent notamment dans cette démarche là en privilégiant les circuits courts, pour faire travailler l’économie locale. Avec la Covid, les gens se sont sensibilisés à la question de l’environnement et ont privilégié ces types d’hébergements pour leurs vacances.

Est-ce que vous avez des exemples de lieux d’accueil qui rentrent dans ce schéma de vacances « alternatives » ?

Nous avons beaucoup d’établissements situés autour de Paris, comme le bois de Rosoy dans l’Oise, qui est comme un camping en pleine forêt et qui propose comme logements des cabanes dans les arbres. Chaque hébergement est espacé des autres, il n’y a aucune visibilité autre que la nature. Les activités y sont également tournées vers la nature, notamment une escape game forest. La démarche de sensibilisation est également présente. Nous apportons également une sensibilisation à la nature aux clients qui recherchent de l’information, notamment sur le tri des déchets.

Vous pensez que l’offre de logements alternatifs est suffisante, à la fois en termes de volume et en qualité de l’offre ?

Aujourd’hui on estime qu’il existe un peu plus de 1000 domaines insolites en France, soit entre 3000 et 4000 hébergements. Le premier critère recherché dans ces hébergements est le confort. Les hébergements avec spa et bain nordiques sont ceux qui sont les plus recherchés, avec des demandes de réservation entre 4 et 6 mois à l’avance. Toutes les réservations sont presque complètes pour l’été, et nous commençons déjà à prendre les réservations pour septembre.

À quel type de clientèle ces types de logements s’adressent-ils ?

Le panier moyen pour ces types de logements oscille entre 230 et 250 euros. Cela s’explique parce qu’il s’agit d’un service hôtelier, où l’on arrive pour pouvoir profiter d’hébergements en toute sérénité. Cela s’explique également par la qualité des matériaux, la démarche d’être dans un lieu isolé, avec toutes les contraintes que ça implique pour l’acheminement en eau et électricité. Le prix correspond au travail qu’il y a derrière la démarche. La dimension écoresponsable implique de devoir travailler plus sur tous ces aspects. Toutefois, nous voyons également des personnes avec moins de moyen choisir ces hébergements pour des événements spéciaux, comme leur anniversaire de mariage. Le tourisme de proximité est une tendance qui s’accélère, avec les gens qui ont besoin de se dépayser et de se ressourcer en pleine nature.

Une interview réalisée en partenariat avec France Inter. Ecoutez la chronique Social Lab en cliquant ici

 

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