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HUMEUR

Allain Bougrain-Dubourg : Dernière ligne droite pour la biodiversité

Allain Bougrain-Dubourg, grand défenseur de la cause animale, président de la Ligue pour la protection des oiseaux.
©XAVIER LEOTY / AFP

Du 3 au 11 septembre prochain, la France accueille pour la première fois le Congrès mondial de la nature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à Marseille. A quelques heures de l'événement, plongée dans les coulisses.

"Les portables ne rentrent pas", prévient l'huissier. En déposant le mien, j'ai l'impression de laisser les armes au vestiaire. Réunis autour de la table, nous sommes huit ONG face aux deux ministres de la Transition écologique, Barbara Pompili et Bérangère Abba. Des conseillers complètent cette réunion initiée quelques heures avant le Congrès mondial de l'UICN à Marseille.

En entrant, Emmanuel Macron salut chacun d'entre nous avant de déclarer, l'oeil rieur : "Je ne suis ni chasseur, ni agriculteur". En clair il n'est pas à la solde des lobbies et il reste responsable de ses actes. La réunion qui devait se limiter à une heure se prolonge durant deux. Le président admet que la question biodiversité n'a pas été suffisamment prise en compte.

Dans l'avenir, elle doit s'inscrire avec la même urgence que le climat. Suit, au gré de nos interventions, la liste non exhaustive des préoccupations nous paraissant prioritaires. Déforestation, captures de dauphins, ressources en eau, subventions néfastes, aires protégées, accords internationaux, etc... Faute de temps, les loups, la santé et biodiversité ou les ours ne sont pas au programme... Que reste t-il de cette rencontre au sommet ?

Premier constat, le président maitrise parfaitement les dossiers. Ensuite, sa démarche vise davantage à convaincre qu'à vaincre. C'est dans cet esprit que les abus cynégétiques ne seront pas tranchés dans l'immédiat. Déception. Les dossiers agricoles relèvent de la même démarche... Au chapitre des bonnes nouvelles, une attention toute particulière sera portée aux captures accidentelles de dauphins (8 000 morts cette année) avec suspension probable des filets et indemnités aux pêcheurs.

Des moyens humains et financiers supplémentaires pourraient être accordés aux aires protégées. Une taxation devrait pérenniser les financements alloués à la biodiversité (sur le modèle du Conservatoire du littoral). D'autres mesures pourraient être distillées dans les jours à venir.

Il reste quelques mois encore pour que le mandat présidentiel laisse trace d'une empreinte écologique dans le domaine de la biodiversité. C'est peu...

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