Jean-Pierre Farandou a repoussé lundi à "avant fin de notre mandature", l'échéance pour transposer en droit français la directive européenne sur la transparence salariale.
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Transparence salariale: le gouvernement espère le vote d'une loi avant la fin de sa mandature

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a repoussé lundi à "avant fin de notre mandature", soit avant l'élection présidentielle d'avril-mai 2027, l'échéance pour transposer en droit français la directive européenne sur la transparence salariale.

 Le 5 juin, deux jours avant l'échéance européenne pour la transposition de cette directive, le ministre avait déclaré espérer "qu'on pourra voter cette loi à la fin de l'année".

"Il est vraisemblable que je puisse présenter le projet de loi au mois de juillet, et ensuite le débat parlementaire entrera dans la deuxième partie de l'année, et j'espère qu'on pourra créer les conditions d'un vote avant la fin de notre mandature", a déclaré ce lundi M. Farandou sur France Info.

La directive européenne prévoit notamment que les entreprises précisent une fourchette de salaires dans leurs offres d'emploi et que les salariés aient le droit d'obtenir des informations sur les niveaux de rémunération de leurs collègues occupant un travail de "valeur égale" au leur, ventilés par sexe.

"On a beaucoup discuté avec les partenaires sociaux, les entreprises d'un côté qui ne sont pas très pressées, pour être honnête, et les organisations syndicales qui voudraient que ça aille beaucoup plus vite et beaucoup plus fort", a expliqué Jean-Pierre Farandou.

"Parfois ça vaut la peine de prendre du temps pour être sûr de trouver les bons équilibres", a expliqué le ministre qui a rappelé que son projet de loi était "parti au Conseil d'Etat".

Le projet de transposition prévoit que les entreprises déclarent, avec des modalités différentes selon leur taille, les écarts de rémunérations entre femmes et hommes à travail égal et par catégorie d'emploi. Elles devront engager des mesures en cas d'écart trop important sans raison objective.

Par ailleurs, le texte de vingt-deux articles, qui concerne le privé comme le public, interdit qu'un salarié ne soit pas autorisé à divulguer s'il le souhaite des éléments de sa rémunération et qu'un recruteur demande à un candidat à un poste sa rémunération actuelle ou antérieure.

Avec AFP