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PouleHouse adopte le "sexage dans l'œuf" pour éviter le broyage des poussins

©Fotokostic/Shutterstock

La start-up spécialisée dans "l'œuf qui ne tue pas la poule" se distingue une nouvelle fois en adoptant une technique venue d'Allemagne qui permet d'éviter le broyage des poussins : le "sexage in ovo".

"L'œuf qui ne tue pas la poule" ne tuera pas non plus les poussins. La start-up sauveuse de poules pondeuses, PouleHouse, se positionne sur un nouvel enjeu : pour éviter le broyage des poussins, elle adopte la technique du "sexage dans l'œuf". 

En effet, cette technologie venue d'Allemagne promet une alternative à l'abattage des poussins mâles. Développée par la société Seleggt, elle consiste à déterminer le sexe du futur poussin dès le neuvième jour d'incubation : à l'aide d'un trou de 0,3 mm pratiqué au laser dans la coquille, on prélève un fragment d'œuf pour le tester au contact de réactifs. L'analyse permettra d'identifier des hormones mâles ou femelles. Les œufs mâles seront alors retirés du couvoir, tandis que les femelles y resteront jusqu'à éclosion. 

Dans la filière des poules pondeuses, les œufs mâles ne présentent aucun intérêt et leur sort est systématiquement le même. À la naissance, ceux-ci sont mis de côté pour être tués par broyage ou gazage, et ce qu'ils soient issus d'une filière biologique, conventionnée, ou autre. 

Lancée en 2017, la start-up PouleHouse offre une seconde vie aux poules pondeuses en leur évitant l'abattoir. Désormais et pour la première fois en France, elle proposera à ses consommateurs d'acheter des œufs issus d'une filière où aucun animal n'aura été broyé. Un millier de poussins femelles, reçus au mois d'avril et sélectionnés grâce à cette technique de "sexage in ovo", seront prêts à pondre à la rentrée. Selon les chiffres soulignés par Libération, 50 millions de poussins sont tués chaque année en France.