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Entreprises

Neuf coopératives s'associent pour proposer une option alternative face aux multinationales

©elenabsl/Shutterstock

Neuf sociétés coopératives d'intérêt collectif (SCIC) ont lancé vendredi les "Licoornes", une association qui veut proposer une option alternative face aux multinationales en matière de consommation, à l'occasion du festival des coopératives de la transition "L'Onde de Coop", en Seine-Saint-Denis.

"Le but est de donner aux citoyens le pouvoir de transformer l'économie en construisant un système économique entièrement coopératif", a déclaré lors d'un point presse Jérôme du Boucher, coordinateur des Licoornes, un projet amorcé en mars 2020. "Notre stratégie est de promouvoir le modèle de la société coopérative d'intérêt collectif, fondé sur un socle démocratique, écologique et solidaire, comme contre-modèle de l'entreprise capitaliste", a-t-il poursuivi.

Le terme de "licorne" - avec un seul "o" - fait référence aux start-up du web valorisées à plus d'un milliard de dollars (Uber, Airbnb, Blablacar...) qui incarnent un système reposant sur "l'exploitation et la recherche du profit", "l'individualisme", "la compétition" et "le consumérisme", selon le manifeste des Licoornes.

Les neuf - Citiz, Commown, CoopCircuits, Enercoop, Label Emmaüs, Mobicoop, la Nef, Railcoop et TeleCoop -, proposent des solutions écologiques et éthiques dans les secteurs clés de la mobilité, l'énergie, la finance, la seconde main, la téléphonie, l'électronique et l'alimentation.

Elle offrent ainsi aux consommateurs la possibilité de naviguer d'une coopérative à l'autre en fonction de leurs besoins et de trouver des réponses aux préoccupations environnementales et sociales. "Face à la crise écologique, il est temps d'assumer la radicalité de nos positions de coopératives, une radicalité de la proposition d'un modèle complètement alternatif. Nous ne pouvons plus être le pansement d'un système qui détruit massivement le vivant", juge Bastien Sibille, président de Mobicoop.

"Ce qui est intéressant dans la coopérative, c'est qu'on sort complètement d'une logique de capitalisation. Un sociétaire est égal à une voix, quelque soit sa participation dans le capital. Il y a une logique de partage de richesse et des compétences", affirme Maud Sarda, fondatrice du Label Emmaüs.

Ce "modèle durable" sera au centre du festival qui réuni jusqu'à dimanche plus de 50 coopératives pour un changement de modèle économique et social. Il sera animé par des échanges professionnels, des ateliers, des débats, des discussions... ainsi que par la visite de plusieurs personnalités politiques comme Benoît Hamon et Aurélie Trouvé.

Avec AFP.