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INFO PARTENAIRE

Electro Dépôt veut que l'économie circulaire pèse 30% de son chiffre d'affaires

Selon le Gifam, la durée de vie d’un lave-linge serait en moyenne de dix ans.
© Pixabay

D’après l'ADEME, un français jette chaque année en moyenne entre 16 et 20 kg d'équipements électriques ou électroniques. Pour lutter contre ce schéma, certains refondent l'entièreté de leur chaîne de valeur, de l’éco-conception à la réparabilité et au reconditionnement. 

Après la mise en place d’actions solidaires et d’une politique anti-plastique dans l’ensemble de ses magasins, c’est maintenant du sujet de l’économie circulaire que s’empare le distributeur d'électroménagers et de multimédia Electro Dépôt. ID a rencontré Justine Demarrez, la pilote du programme dédié de l’enseigne. 

D’où vient la volonté d’Electro Dépôt de s’engager dans une logique d’économie circulaire ? Pourquoi avoir choisi ce sujet comme cheval de bataille de votre stratégie bas-carbone ?

Selon des études de l’ADEME, 50% de l’impact carbone d’un produit concerne sa phase de fabrication. Ce constat marque le début d’une réflexion globale sur la manière dont nous fabriquons et dont nous distribuons nos produits, et particulièrement ceux de nos marques distributeurs. Nous nous sommes tout simplement rendus compte que le modèle de ne vendre que des produits à usage unique qui vont finir à la déchetterie n’est pas tenable. Si nous voulons continuer à exister en tant que marque d’ici les prochaines années, nous devons faire évoluer nos méthodes de production et de distribution, c'est-à-dire transformer toute notre chaîne de valeur. 

electro depot

Notre objectif est de réduire de 50% nos gaz à effets de serre d’ici 2030. Pour ce faire, nous misons sur trois piliers : l’éco-conception (pour fabriquer et produire de manière responsable), la décarbonation de notre exploitation (en réduisant notre consommation énergétique) et enfin l’économie circulaire (pour valoriser l'existant et allonger les cycles de vie de nos produits). 

Cet engagement vient s’inscrire dans une stratégie globale portée par le groupe. Quels sont vos domaines d’actions spécifiques en faveur d’une économie plus circulaire ? 

D’ici 2030, nous comptons intégrer 30% d’économie circulaire dans le volume total de notre chiffre d'affaires. C’est sur ce volet que mon travail porte, avec quatre domaines d’actions spécifiques : le recyclage, le réemploi, la réparation et enfin le reconditionnement. 

Sur ce dernier point, nous avons déjà vendu près d’un million de produits reconditionnés depuis 2014, principalement des smartphones, mais aussi des tablettes, des enceintes et des cartouches d’encre par le biais de notre marque distributeur. Nous continuons de développer ce canal en élargissant notre réseau de reconditionneurs partenaires situés en France et en incitant nos clients à nous retourner leurs produits usagés en magasins. 

Le modèle de ne vendre que des produits à usage unique qui vont finir à la déchetterie n’est pas tenable.

Nous invitons depuis toujours nos clients à réparer plutôt qu’à jeter et à racheter ! Nous nous sommes associés pour nos pièces de gros électroménager avec Spareka, un distributeur en ligne de pièces détachées spécialisé dans l’auto-réparation, afin de pouvoir proposer à tous nos clients une aide au  diagnostic de panne gratuite et à distance, la possibilité de commander la pièce nécessaire ainsi que des tutos vidéos pour aider à réparer. Nous organisons aussi localement et régulièrement dans nos magasins des Repair Cafés avec des bénévoles qui viennent réparer et apprendre à réparer gratuitement. Ce genre d’évènements et de partenariats nous permettent de sensibiliser nos clients à ces gestes simples et écologiques, qui font aussi faire des économies ! Concernant le réemploi, nous allons travailler sur la location de produits courte durée d’ici l’année 2023. 

Enfin, les produits ne pouvant être ni reconditionnés, ni réparés et ni réemployés sont en revanche recyclés. Il s’agit principalement de déchets d’équipements électriques et électroniques récupérés sur des lave-linge, des réfrigérateurs, des télévisions ou encore des aspirateurs par notre partenaire Ecosystem pour valoriser le plastique et les pièces détachées. 

Parlez-nous de la start-up Reconomia ! En quoi est-ce une bonne illustration, l’aboutissement presque du modèle que vous souhaitez mettre en place ?

On trouve beaucoup d'objets sur le marché du reconditionné, mais pas grand-chose en ce qui concerne le gros électroménager alors que ce sont des produits en général assez coûteux. Reconomia est née chez Electro Dépôt, lancée par un ancien salarié qui a monté la structure. C’est une plateforme digitale et multi-locale mettant en relation de petits artisans et des réparateurs reconditionnant des produits en fin de vie ramenés par les clients afin qu’ils puissent être remis à neuf et réutilisés. Si Electro Dépôt a joué le rôle d’incubateur, c’est  désormais une entreprise à part entière au sein du Groupe UNITEDB  (Boulanger, Electro Dépôt, Recommerce). Les produits reconditionnés par les artisans de la plateforme Reconomia sont depuis quelques mois proposés aussi à la vente dans une vingtaine de nos magasins. La boucle est bouclée ! 

En partenariat avec Electro Dépôt.