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Économie circulaire : une entreprise permet de vendre et acheter des vélos en seconde main

©DR/Tuvalum

L’entreprise Tuvalum mise sur la mobilité douce certes, mais surtout sur la seconde main. Sa plateforme permet aux particuliers d’acheter des vélos d’occasion en toute sécurité et ainsi d’éliminer l’empreinte carbone liée à la fabrication des engins.

Tuvalu, nation située dans le Pacifique Sud au large des îles Fidji et première au monde menacée par la montée des eaux, a inspiré cette entreprise dont elle a tiré son nom. Basée en Espagne, Tuvalum permet aux particuliers de France et d’Europe d’acheter des vélos d’occasion sans les contraintes que cela peut occasionner. Et d’ici la fin de l’année ou le début 2022, les utilisateurs français devraient également pouvoir vendre leur produit – fonction jusqu’alors réservée aux internautes espagnols.

Le vélo : neutre à l’usage mais cher à la fabrication

Le credo : de la mobilité douce et de l’économie circulaire. Le constat qui a motivé cette entreprise à se lancer sur ce marché en 2015 est simple. Si le faible impact environnemental et le fort potentiel sanitaire que représente la pratique du cyclisme au quotidien n’est plus à prouver, les coûts engendrés par la fabrication des vélos, eux, sont en revanche plus importants qu’il n’y paraît.

Selon l’éco-calculateur mis au point par l’Agence de la transition écologique (ADEME), troquer sa voiture contre un vélo pour effectuer un trajet de 8 km permettrait d’économiser 1,5 kg d’équivalent CO2. En revanche, selon l’entreprise, "chaque kilo d'acier produit génère 1,9 kilo de CO2. Si l'on parle de l'aluminium, le matériau le plus utilisé dans l'industrie du cycle, ce chiffre passe à 18 kilos de CO2 pour chaque kilo d'aluminium produit. La fabrication d'un cadre de vélo en aluminium a une empreinte carbone comprise entre 200 et 300 kilos de CO2". D’autant que, "les marques misent de plus en plus sur le carbone comme matériau pour construire les cadres de leurs vélos", matériau difficilement recyclable, au processus cher en ressources énergétiques.

La solution : faire marcher l’économie circulaire

Pour pallier ces difficultés, l’économie circulaire s’impose donc comme la solution la plus adaptée. C’est précisément pour répondre à ce besoin que Tuvalum a lancé sa plateforme en ligne, visant d’une part à offrir une seconde vie aux vélos qui n’ont plus d’utilité, mais également à encadrer ce marché, là où les sites de petites annonces entre particuliers ne posaient jusqu’alors pas de véritables cadres autour des transactions effectuées.

Mauvais entretien, problème de paiement, pièce abîmée, manque d'information, difficulté d'envoi... Les achats d’occasion peuvent parfois réserver leur lot de surprises, mais Tuvalum en a fait son affaire et se place ainsi en intermédiaire entre acheteur et vendeur. Chaque produit à vendre passe ainsi entre les mains des experts de l’entreprise qui se chargent de vérifier les détails : "Nous révisons l’ensemble des vélos pour garantir leur conformité par rapport à l’annonce du vendeur". Elle collecte les cycles et les contrôle suivant de stricts critères : modèle, numéro de série, état du cadre, authenticité, roues, transmission, freins... Quelque 50 points précis sont certifiés par les mécaniciens de Tuvalum. La marketplace propose ainsi plus de 2000 modèles à la vente, toute pratique cycliste confondue, ainsi que des accessoires en tout genre. Enfin, elle compte également dans son catalogue une gamme spéciale, baptisée Certified Plus, des modèles rachetés à des particuliers espagnols répondant à des critères spécifiques prédéfinis au préalable par l’entreprise. Tuvalum se charge de les reconditionner avant de les remettre en vente accompagné d’une garantie d’un an pour l’acheteur et d’une livraison sous cinq jours à domicile.

À terme, l’objectif de l’entreprise est de se hisser en leader sur le marché de l’achat et la revente de vélos d’occasion certifiés. Pour améliorer encore ses services, elle a notamment fait appel à l’organisme d’audit Ecoterrae.

Avec Tuvalum. 

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