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Droits des femmes : les mesures annoncées ce 8 mars

Un "référent égalité" sera nommé dans chaque établissement scolaire dès la rentrée 2019.
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En cette journée internationale des droits des femmes, une série de mesures a été présentée par le gouvernement pour faire progresser l’égalité femmes-hommes. ID fait le point.

Ce jeudi 8 mars, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté lors d’un comité interministériel plusieurs dizaines de mesures en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, désignée comme étant la "grande cause" de ce quinquennat par le président Emmanuel Macron. Ce comité était organisé en présence de la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, qui vient de clôturer le "Tour de France de l’égalité". Cette consultation citoyenne a permis d’identifier de nombreuses initiatives locales d'où sont d'ailleurs tirées les mesures proposées.

Au-delà des propositions déjà annoncées telles que la fixation de l’âge du consentement sexuel à 15 ans ou la contravention de 90 € contre le harcèlement de rue notamment, le Premier ministre a présenté des mesures ayant trait à l’éducation mais également à l’accompagnement des victimes de violences.

Parmi celles-ci, notons qu’à la rentrée 2019, un "référent égalité" sera nommé dans chaque établissement scolaire – une initiative inspirée d’un lycée du Val-d’Oise. Chaque université accueillera également un lieu d’écoute et d’accompagnement pour les victimes et témoins de violences sexistes et sexuelles.

Un système d’"alerte en réseau" sera par ailleurs mis en place pour mieux repérer les violences conjugales. Est également prévue "la création d’une plateforme de géolocalisation des hébergements d’urgence" des femmes victimes accessible par les professionnels. Environ 5000 places d’hébergement doivent être garanties en 2018 pour les victimes.

Favoriser l’égalité professionnelle

L’égalité professionnelle se trouve également au cœur des annonces faites ce 8 mars pour les droits des femmes. Marlène Schiappa a détaillé sur RTL le déploiement d’une task force public/privé avec le Forum Economique Mondial destinée à favoriser l’égalité professionnelle entre femmes et hommes.

Mercredi soir déjà, le gouvernement avait commencé à dévoiler des mesures pour la progression de l’égalité des sexes au travail à l’issue d’une consultation entre le Premier ministre et les partenaires sociaux. Les entreprises de plus de 50 salariés présentant des écarts "injustifiés" de salaires entre hommes et femmes seront sanctionnées à partir de 2022 avec une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1 % de leur masse salariale. La mesure figurera dans la loi sur les réformes sociales que la ministre du Travail Muriel Pénicaud doit présenter fin avril en Conseil des ministres.

Dès 2019 sera également déployé un logiciel libre de droits dans les entreprises de plus de 250 salariés (et dès 2020 pour celles de 50 à 249 employés) afin de détecter les écarts injustifiés de salaires entre femmes et hommes. L’exécutif compte aussi quadrupler les contrôles de l’inspection du travail sur l’égalité salariale.

L’objectif de ces mesures est de mieux garantir l'application du principe de l’égale rémunération des femmes et des hommes introduit dans la loi française depuis plus de 45 ans : "A travail égal, salaire égal". Il s’agit plus particulièrement, selon Mme Pénicaud, de supprimer d’ici trois ans l’écart salarial de 9 % existant à travail équivalent entre hommes et femmes. Le chemin pour l’égalité professionnelle en France ne date en effet pas d’hier, comme en témoigne la chronologie suivante :

©Gaël Nicolet/ID

Avez-vous déjà constaté des différences de traitement entre femmes et hommes à votre travail ?

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