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Dans la Baie de Somme, on transforme désormais les coquilles de moules... en mobilier urbain !

©NeydtStock/Shutterstock

Chaque année, 550 tonnes de coquilles de moules finissent à la poubelle sur la côte picarde : ce sera peut-être bientôt de l'histoire ancienne grâce à un nouveau projet de revalorisation de celles-ci... En mobilier urbain !  

La communauté d’agglomération de la baie de Somme (Cabs) a planché sur l'expérimentation d'un projet de revalorisation des moules notamment en mobilier urbain dans la Baie de Somme, explique le Courrier picard. Celle-ci est actuellement en cours.

Après une étude sur les différentes formes de revalorisation possibles de ces coquilles, la Cabs est entrée en contact avec la start-up basée à Lille EtNISI, qui en 2018 avait transformé les tas de moules issus de la Braderie de Lille en dalles de carrelage (composées à 75 % de coquilles recyclées), et qui se spécialise dans la revalorisation de divers matériaux, matières, objets : le plâtre, le marc de café, les balles de tennis...

"Ils ont développé un procédé qui permet de transformer les coquilles en objets. Ils fabriquent même des bancs à partir de marc de café…", a confié au Courrier picard Laurent Leblond, responsable de la collecte et du traitement des déchets à la Cabs. Les coquilles de moules récoltées dans différents restaurants de la Baie de Somme pourraient être transformées en "mobilier urbain pour les communes de l’Agglomération", ou en "objets à vendre dans les offices de tourisme". L'opération, baptisée "Tricoquille", est en phase d'expérimentation depuis la mi-mai avec huit restaurants de Saint-Valéry-sur-Somme. Toujours selon le Courrier picard, EtNISI pourrait mettre en place une unité de valorisation des coquilles dans la Baie de Somme, qui permettrait la création de trois emplois.