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Entreprises

Boycotté, le géant Coca-Cola répond aux accusations

Coca-Cola produirait 180 milliards de bouteilles en plastique par an, soit 200 000 par minute.
©Kwangmoozaa/shutterstock

Accusée de "piller l’eau" des populations locales et d’une mauvaise gestion des déchets plastiques, Coca-Cola répond officiellement à une campagne de boycott.

Meilleure gestion des ressources et recyclage de ses déchets plastiques... Coca-Cola s'engage en faveur de l'environnement. Après un vaste mouvement de boycott lancé en 2016 à son encontre, celle-ci a apporté le 28 juillet dernier sa réponse à la plateforme I-Boycott. "Nous avons conscience de notre responsabilité pour résoudre ces problèmes et nous agissons sur plusieurs leviers pour faire en sorte de réduire notre empreinte environnementale", commente la firme dans un communiqué. Elle précise également que les données utilisées dans le cadre de la campagne de boycott proviennent de rapports publiés en 2006 et que depuis, des projets ont été adoptés en faveur d'une activité plus responsable. 

La multinationale est notamment caractérisée par sa forte consommation des bouteilles en plastique. Elle produirait 180 milliards de bouteilles en plastique par an, soit 200 000 par minute. La firme a toutefois annoncé en 2015 un objectif de 25 % de plastique recyclé et recyclable, qui ne serait pas encore atteint puisqu’en 2018, ce taux s’élevait à 7 %.

Créer le déclic

Face à ce constat, la campagne de boycott lancée par I-Boycott se donne pour objectif "créer le déclic et faire bouger les choses puisque c’est le consommateur qui décide d’acheter ou de ne pas acheter ces produits", explique le co-fondateur de la plateforme I-Boycott, Levant Acar, à ID. Aujourd'hui, le mouvement comptabilise plus de 53 000 participants et contraignent le groupe en misant sur un manque à gagner annuel estimé à 2 891 402 euros.  

Deux axes principaux de revendications ont été retenus : une meilleure gestion de l’eau et le recyclage des bouteilles plastiques. Pour atteindre ces objectifs, les boycottants indiquent qu’il faut "entreprendre des recherches sérieuses sur des alternatives durables au plastique et les mettre en place ; utiliser de l'eau traitée pour la production de Coca-Cola, au lieu de l'eau des nappes phréatiques ; indemniser les peuples à hauteur de leur impact ; et financer des réseaux gratuits d'eau potable en collaboration avec les gouvernements, dans les régions où la marque est implantée."

Une réponse satisfaisante ?

Face à ces exigences, l’entreprise a présenté l’ensemble de ses actions pour limiter les déchets plastiques. "C’est tout l’objet de notre feuille de route globale ‘Un Monde Sans Déchets’, qui a fixé en 2017 les grands objectifs suivants : commercialiser des emballages 100 % recyclables, c’est aujourd’hui déjà le cas en France pour l’ensemble de nos bouteilles et canettes. Intégrer 50 % de plastique recyclé dans nos emballages d’ici 2023 en Europe, et 2030 dans le monde. Et faire en sorte que ces emballages soient collectés à 100 % d’ici à 2025 en France et 2030 au global", précise la compagnie.

En ce qui concerne sa gestion des ressources naturelles, notamment l’eau, la firme met en avant les aides apportées aux communautés locales pour une meilleure gestion de l’eau. "Depuis 2015, Coca-Cola restitue à la nature l’équivalent de 100 % de l’eau utilisée pour fabriquer ses produits." L’entreprise ajoute que des "travaux d’interception et de captage des eaux de pluie, ainsi qu'à la construction d'infrastructures d'exploitation de l'eau à des fins agricoles ou domestiques", ont été engagés au Mexique ou encore en Inde.

"On a découvert plus de choses sur les engagements de Coca-Cola en termes de recyclage", souligne Levant Acar. Toutefois, ce dernier déplore la réponse approximative sur l’achat du plastique recyclé et vierge, qui nécessite toujours de la matière première pour sa fabrication ainsi que le manque de diversité des sources exploitées par le géant des boissons gazeuses. À la suite de la réponse apportée par le groupe, les participants au boycott sont invités à voter depuis le 28 juillet dernier et dans un délai de sept jours minimum, au maintien ou relâchement du boycott.

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