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Entreprises

Batteries reconditionnées : une deuxième vie pour les vélos électriques

Les batteries des vélos électriques posent des problèmes de recyclage.
©FREEPIK2/Shutterstock

L’engouement constaté en 2020 pour les vélos et les trottinettes électriques a été synonyme de vrai progrès pour le secteur des mobilités durables. Mais la question de la pollution générée par les batteries de ce type de transport reste sans réponse. "L'atelier de la batterie", petite entreprise familiale, a fait le pari du reconditionnement plutôt que du neuf à tout prix.

L’année passée, quelque 450 000 vélos électriques ont été commercialisés en France. Difficile de dire ce qui, des grèves dans les transports, de la crise du Covid ou d’une prise de conscience écologique qui gagne du terrain, a le plus motivé les usagers à se tourner vers ces modes de déplacement "doux". Si ceux-ci sont plus vertueux que la voiture, les matériaux utilisés pour la fabrication de ces moyens de locomotion posent encore problème, notamment en termes de recyclage.

Une prestation simple

À Rive-de-Gier, près de Saint-Étienne dans la Loire, une entreprise a décidé de s’atteler à cette épineuse question. Et pour l’instant, c’est une affaire de famille. "L’atelier de la batterie" compte en tout et pour tout deux employés : Bruno Dombey, père, et son fils Raphaël. Ce dernier, fort de son expérience dans une entreprise de voitures électriques, puis dans un atelier de reconditionnement de batteries, a voulu se "simplifier la vie" en s’installant à son compte courant 2020. Et il se félicite du timing : "Le secteur de la mobilité électrique est un des seuls qui a tiré son épingle du jeu malgré la crise sanitaire. On a vu un véritable intérêt des particuliers comme des professionnels".

Titulaire d’un BTS d’électro-technicien, Raphaël Dombey a eu l’idée d’une prestation simple. Lorsque la batterie d’un vélo électrique est en fin de vie, l’entreprise propose de la remettre à neuf en changeant les composants tout en gardant le boîtier d’origine. Le processus est le suivant : le client doit envoyer sa batterie usagée par colis, celle-ci est envoyée à un organisme de recyclage, et remplacée par un assemblage de piles. "Pour certains modèles, nous pouvons même augmenter la capacité de la batterie", précise le jeune homme. Le site web devrait être ouvert d’ici la fin janvier, et pour l’instant les échanges se font par un formulaire de contact.

Double intérêt, écologique et économique

La démarche a un double intérêt, écologique et économique. D’une part, parce qu’elle garantit la récupération de l’ancienne batterie (dont les usagers ne se débarrassent pas toujours, ou alors mal). De l’autre, parce que l’assemblage de piles proposé par l’atelier est beaucoup moins cher qu’une batterie neuve achetée chez le constructeur du vélo.

Raphaël explique que toute la filière est structurée autour du neuf. Si le recyclage n’est pas la norme aujourd’hui, "c’est avant tout une question d’argent", d'après lui. "Aujourd’hui, on pourrait recycler le lithium, qui malgré les dysfonctionnements, reste souvent intact à l’intérieur de la batterie. Mais il est plus rentable pour les professionnels de remplacer la batterie", ajoute le technicien. Il conclut que selon lui, "pour que le changement s’amorce, ce sera avant tout une question d’investissement".

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