Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Education/Citoyenneté

Mémoire collective : photographiez votre quartier confiné !

Nombres de chercheurs et archivistes tiennent à garder une trace collective de cette épreuve.
©Jérémie Lusseau / Hans Lucas / AFP

S’il est actuellement difficile de prendre du recul sur la situation actuelle, la crise sanitaire que connaît la grande majorité du monde constitue d’ores et déjà une étape historique à l’échelle de l’humanité. Ainsi, certains s’activent pour récolter un maximum d’archives, par l’intermédiaire de tous.

Une crise sanitaire qui restera dans les annales. Alors que le confinement semble toucher à sa fin, la période qu’a traversée l’humanité pendant plusieurs mois s’avérera très probablement historique dans les années et décennies à venir. Nombre de chercheurs et archivistes tiennent donc à garder une trace collective de cette épreuve. Ainsi, des membres de l’Université de Paris Nanterre et du CNRS ont mis en place Nos vitrines parlent à l’heure du confinement. Le but : "prendre des photos des messages apposés par les commerçants dans leurs vitrines, par les responsables de lieux publics non-commerçants sur leurs façades ou par les citoyens sur leurs fenêtres privées et de les partager sur les réseaux sociaux."

"Quand le confinement a débuté, mon regard s’est porté sur ce que l'on voyait de cette période dans l’espace public. Ce sont les mots qui m’ont intriguée, je trouvais ça intéressant de les collecter d’un point de vue patrimonial, afin d’avoir autant de traces ordinaires que possible", explique à ID, Sarah Gensburger, chercheuse au CNRS et cofondatrice de l’initiative. Pour participer à cette collecte d'archives, deux possibilités s’offrent aux citoyens. La première se fait par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Les membres de l’initiative ont en effet mis en place le hashtag #Vitrinesenconfinement sur Twitter, ainsi qu’un groupe Facebook, afin que chacun puisse partager ses trouvailles. "Les utilisateurs peuvent tweeter, avec la photo, l’adresse, le type de lieu et la date", explique Sarah Gensburger. Seconde possibilité, se rendre directement sur le site internet créé spécialement pour l’occasion afin de rentrer soi-même toutes les informations nécessaires, à l’aide d’une interface participative. 

Les Italiens mettent des drapeaux partout. Nous, presque nulle part. Tous les aspects de conformisme social dans la pose des mots sont aussi intéressants.

Un défi mis en place en France donc, mais aussi en Italie, à travers le hashtag #VetrineInquarantana, permettant de mettre en relief les différentes approches de l’espace public pendant le confinement, en fonction des deux pays. "Les Italiens mettent des drapeaux partout. Nous, presque nulle part. Tous les aspects de conformisme social dans la pose des mots sont aussi intéressants", explique Sarah Gensburger, qui précise qu’en France, 2000 photos ont été récoltées, contre environ 500 en Italie. 

©Défi collaboratif #vitrinesenconfinement

La collecte de photos continuera après le 11 mai puisque nombre de commerces resteront fermés. L’analyse de toutes les archives récupérées devrait quant à elle démarrer au courant du mois de septembre, afin d’offrir aux futures générations un aperçu du confinement, tel qu’il était vécu à notre époque. 

Vous avez apprécié cette information ? Abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici ! 

Pour aller plus loin et agir à votre échelle, découvrez notre guide pratique « L’écologie dans nos assiettes ».

Au sommaire : Tout pour faire sa transition alimentaire en douceur et répondre aux enjeux d’une alimentation plus durable !

Pour en savoir plus et commander votre guide, c’est par ici.

Merci ! #TousActeurs.