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Education/Citoyenneté

L’engouement pour cette application de collecte des déchets sauvages ne tarit pas

En France, les initiatives citoyennes se multiplient pour lutter contre les décharges sauvages.
©Mahendra Moonstar / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

Disponible gratuitement depuis plusieurs mois, l'application GreenR a poussé de nombreux citoyens à participer à des opérations de ramassage des déchets sauvages. 

Face au problème récurrent des décharges sauvages à ciel ouvert qui polluent champs, forêts et cours d’eau, Ruben Longin a voulu agir concrètement. À 16 ans, le jeune homme originaire du Rhône est déjà entrepreneur, puisqu’il a développé GreenR, une application collaborative de collecte des déchets dans la nature. 

L’application, gratuite et disponible depuis plusieurs mois maintenant sur toutes les plateformes, totalise à ce stade 16 000 utilisateurs. Son fonctionnement est simple : lorsque l’on rencontre une zone polluée, on la prend en photo, on en fait une brève description, puis le site est automatiquement géolocalisé. L’information ainsi créée devient ensuite visible par les autres utilisateurs de GreenR. Suivant l’ampleur du dépôt sauvage, des actions concertées de nettoyage peuvent alors se mettre en place à l’initiative des usagers de l’application. Et à en croire le nombre de contributions reçues sur le compte Instagram dédié à cet outil, les "greenwalks", ces opérations de ramassage des déchets en groupe, se multiplient un peu partout.

Un problème souvent laissé sans solution

Le lycéen a également transformé ce compte Instagram en un fil d’actualité sur le thème de l’environnement. Sa création connaît visiblement un franc succès, en témoigne le nombre croissant de "spots" signalés, et ce en France comme à l’étranger, en Italie ou en Espagne notamment, au vu de la localisation de certains de ces sites pollués. Si ceux-ci sont très nombreux en France et que la pratique semble très ancrée dans les habitudes, l’ampleur du phénomène reste difficile à apprécier comme le montrait l’Ademe dans un rapport paru en 2019. Motif principal d’abandon des déchets : le coût nécessaire de leur traitement en déchetterie professionnelle.

À leur échelle, les ramasseurs de déchets luttent ainsi contre l'effet de mimétisme qui, bien souvent, est à l'origine des accumulations d'ordures à un endroit précis. En revanche, les décharges de grande ampleur requièrent une action proportionnée, avec une logistique plus ambitieuse. Si l’initiative ne peut donc pas résoudre le problème à elle seule et appelle à agir à "petits pas", elle a le mérite de proposer une solution concrète, simple, et vectrice de lien social à un problème souvent laissé sans solution par les pouvoirs publics.

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