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Culture

Climat : un collectif veut “recréer du lien entre l’art et l’engagement”

Le Bruit Qui Court, un nouveau collectif d'artivistes.
© DR

Théâtre, danse, musique, arts graphiques...les pratiques artistiques peuvent faire émerger de nouveaux récits puissants, revendique le collectif “Le Bruit Qui Court”. A l’occasion d’une résidence qui aura lieu du 22 au 28 août lors du Festival Agir pour le Vivant, à Arles, rencontre avec Julie Pasquet, co-fondatrice de ce nouveau mouvement. 

“Faire jaillir un rapport sensible au monde par l’expérience artistique pour générer un engagement profond à la hauteur des enjeux écologiques et sociétaux de notre époque”, telle est l’ambition affichée dans le manifeste du collectif “Le Bruit Qui Court”. Ce mouvement naissant réunit aujourd’hui une quarantaine de jeunes “artivistes” désireux de créer une nouvelle grammaire dans le répertoire militant. Interview avec Julie Pasquet, cofondatrice du collectif. 

Comment est né Le Bruit Qui Court ?  

Depuis un an et demi, nous nourrissons une réflexion avec un petit groupe constitué de militants de mouvements climats. Nous nous sommes rendu compte que nous avions besoin de créer de nouveaux récits, et de réinventer nos modes d’activisme et de militantisme. Certains modèles existants, comme les marches, ont du mal à fonctionner. Avec ce mouvement, nous souhaitons redonner une place à l’art car il peut être un puissant vecteur d'engagement, et de réinvention. 

Quelles sont vos sources d’inspiration ? 

Nous nous inspirons notamment de ce qu’a pu faire Extinction Rebellion avec ses actions de désobéissance artistique. L’idée est d’aller toucher les citoyens au-delà du rationnel et des chiffres. Grâce à l’art, nous allons les émouvoir. Cela manque aujourd’hui sur les questions de justice sociale et de climat. 

A quelle occasion pouvons-nous découvrir vos actions ? 

Nous serons présents lors du Festival Agir pour le Vivant, à Arles, du 22 au 28 août. Nous organisons une résidence durant laquelle les participants et participantes pourront réaliser une performance artistique au terme d'une semaine d’échanges et de formations. Nous serons 150 pour cet événement. L’idée est de pouvoir créer une communauté avec des valeurs communes, et de transmettre nos messages. A terme, nous souhaitons mobiliser la jeunesse pour porter de nouveaux récits. 

De quels types de récits avons-nous besoin selon vous ? 

Nous avons besoin de récits qui inspirent, et qui rendent visibles un monde vers lequel l’on veut tendre, c’est-à-dire décarboné, sobre et collectif. Ce n’est pas la société capitaliste dans laquelle nous vivons. Pour véhiculer ce message, nous pouvons utiliser le théâtre, la danse, la vidéo ou encore l’écriture. Tous ces vecteurs viennent témoigner de ce nouveau monde qui nous rendra plus heureux. 

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Merci ! #TousActeurs.