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Zéro déchet : quand les cosmétiques passent au vrac

©CoZie

La marque CoZie propose des cosmétiques liquides et zéro déchet, grâce à un système de consigne et depuis peu, une machine à vrac pour distribuer ces produits.

Crème légère pour le visage, crème nourrissante, huile, démaquillant, crème pour les mains… La marque zéro déchet CoZie propose depuis 2017 une gamme de huit soins simples, bio et made in France. Nouveauté de la rentrée pour la jeune marque cofondée par Emeric, Louise et Arnaud : la doZeuse, une machine à vrac pour ces produits cosmétiques, la première de la sorte, qui leur a valu d’obtenir cette année la médaille d’or de l’innovation cosmétique. L’un des associés, Arnaud, nous en dit plus.

En quelques mots, quel est le concept qui propose CoZie ?

Notre objectif est de développer le zéro déchet pour les soins cosmétiques. Pour cela, nous avons créé CoZie - les initiales de "Cosmétiques Objectif Zéro Impact Environnemental". On propose des soins axés sur l’efficacité et la douceur, mais les trois piliers pour limiter notre empreinte environnementale sont les suivants : on est bio – certifiés Nature et Progrès, la certification la plus engagée dans la cosmétique. Le pan numéro 2, c’est que nos soins sont made in France de manière assez poussée : les sociétés et laboratoires sont en France et plus de 99 % de nos ingrédients sont d’origine française. On part du principe qu’il y a de supers principes actifs en France, qu’il n’y a pas besoin de faire le tour de la planète pour en trouver. Le pan numéro 3 - notre spécificité – est que nous sommes zéro déchet : tous nos soins sont distribués dans des flacons en verre réutilisables à vie. Sur un système de consigne, les clients vont pouvoir ramener les flacons sales que nous allons laver, remplir à nouveau et remettre sur le marché. Cette boucle d’économie circulaire permet de ne plus générer de déchets. Nos produits consignés sont maintenant commercialisés dans près de 300 magasins.

Arnaud, Louise et Emeric ont fondé la marque de cosmétiques zéro déchet CoZie en 2017.
©CoZie

Vous essayez aujourd’hui d’aller un cran plus loin avec la machine à vrac pour distribuer ces cosmétiques ?

La première doZeuse a été installée il y a un mois (dans l’un des magasins de l’enseigne Day by Day situé dans le 15e arrondissement de Paris – ndlr), et six seront installées d’ici décembre dans des magasins de vrac ou bio. Elles permettent au client de se servir la juste dose, en vrac. La doZeuse est brevetée et unique au monde.

Quels ont été les enjeux en matière d’hygiène et de réglementation ?

Les normes d’hygiène et de traçabilité sont très rigoureuses, plus que pour l’alimentation, car les cosmétiques sont sous la tutelle de l’ANSM (l’agence nationale de sécurité du médicament). La machine c’est donc beaucoup d’investissements. Pour garantir l’hygiène en magasin, les produits sont disposés dans des contenants hermétiques à l’air et la lumière, il n’y a aucun contact entre le produit et la machine, cela va directement de la poche vers le flacon. La machine gère également tout ce qui concerne la traçabilité, car tout soin cosmétique vendu doit mentionner sur son flacon le numéro de lot, la date limite d’utilisation optimale et le numéro de lot. (Une étiquette est générée au moment de la distribution du produit – ndlr.)

Quels sont vos projets à venir, outre le déploiement de la doZeuse ?

On travaille sur de nouvelles formules, pour des masques, des sérums ou du dentrifrice... Et on réfléchit à d’autres solutions vrac pour le savon et le shampooing notamment. Tout cela verra le jour courant 2019.