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idée pratique

Vacances au ski : les bons réflexes de l’écotouriste

©nikolpetr/Shutterstock

Les stations de ski françaises préparent la saison et s'apprêtent à accueillir de nouveaux vacanciers. Environnement fragile, la montagne nécessite la pratique d'un tourisme plus durable. Quelques réflexes indispensables. 

L'hiver approche et les vacances se préparent. D'après un récent sondage OpinionWay, 19 % des touristes ont ainsi prévu un séjour en montagne cette saison. N'en reste pas moins que les sports d'hiver pèsent sur cet environnement fragile, directement touché par les effets du réchauffement climatique. Les glaciers reculent et l'enneigement aussi, avec notamment "une baisse déjà constaté de 20 à 40 % des précipitations neigeuses", selon l'Agence de la transition écologique (ADEME)

Val Thorens, Val d'Isère, Tignes... Plusieurs stations de ski françaises ont d'ailleurs annoncé repousser leur date d'ouverture cette année, faute de neige suffisante. Et pour pallier ce problème de plus en plus récurrent, l'usage de neige artificielle devient, année après année, monnaie courante. 

Outre ces aléas météorologiques, liés aux effets du réchauffement climatique, l'impact de la pratique des sports d'hiver se mesure également à plusieurs autres niveaux. L'ADEME estime en ce sens que 57 % des émissions liées à ce type de tourisme concernent les déplacements en voiture ou en avion. S'en suivent 27 % causés par le chauffage et l'électricité des logements touristiques de montagne, tandis que seuls 2 % sont directement liés à la pratique du ski. Ainsi, le premier réflexe de l'écotouriste relève prioritairement du mode de transport choisi. 

Proximité et transports plus doux 

Comme pour n'importe quel type de vacances, le choix le plus important pour limiter son impact est celui de la destination et du mode de transport utilisé. La meilleure option est donc d'une part celle qui se trouve la plus proche de chez soi, et de l'autre l'utilisation d'un moyen de déplacement le moins polluant possible, tel que le train. En effet, celui-ci est, à distance égale, huit fois moins polluant que la voiture. De quoi s'éviter en outre les trajets sur des routes difficiles et enneigées, l'utilisation de chaînes aux pneus... 

Une station porteuse d'un label 

Le deuxième poste le plus émetteur de gaz à effet de serre - chauffage et électricité - se trouve donc au sein du logement de vacances. Pour limiter cet impact, il est alors possible de se tourner vers des hébergements touristiques plus responsables. De nombreuses stations cherchent ainsi à faire mieux : en 2019, la chambre professionnelle du secteur avait d'ailleurs appelé ses acteurs à la "mobilisation générale" en ce sens. Pour s'assurer de l'engagement de la station, l'ADEME recommande alors de se référer au label "Flocon vert", porté par l'association Mountain Riders, qui décore les hébergements les plus responsables. Gestion des ressources, des déchets, de la consommation énergétique... En une vingtaine de critères, "de nombreux enjeux sont abordés, de la gouvernance à l’exigence de mise en place d’une stratégie touristique 4 saisons", note l'Agence.

Une attention particulière à l'équipement

Pour l'usage que l'on en fait généralement - une fois par an ou moins -, les équipements de ski valent bien sûr le coup d'être loués directement en station. Autrement, si l'on est un habitué des pistes et que l'on pratique le ski plus régulièrement, il est possible de s'équiper plus durablement en choisissant par exemple du matériel d'occasion. Enfin, si l'on préfère toutefois acheter du neuf, au même titre que pour la vie quotidienne, l'idéal est de se tourner vers des enseignes qui pratiquent l'éco-conception. L'ADEME préconise par ailleurs d'éviter les vêtements contenant des Perfluorocarbures (PFC), composés particulièrement appréciés des fabricants pour leurs propriétés déperlantes, mais également "particulièrement volatils", assure l'Agence, contribuant à alourdir "le stock de gaz à effet de serre". Citant une étude de l'Anses, ils ont en outre "des effets néfastes sur la santé et agissent (...) en qualité de perturbateur endocrinien". 

Au quotidien, activités douces, consommation locale, économies d'eau...

Enfin, au-delà du ski, le reste des activités pratiquées lors des vacances en montagne ont tout intérêt à être les plus neutres possible. Mieux vaut donc opter pour la luge ou les raquettes plutôt que le jacuzzi et le sauna de l'hôtel, bien plus énergivores et gourmands en eau. Autrement, au ski comme ailleurs, les bonnes habitudes de l'écotouriste restent les mêmes. Limiter et trier ses déchets, consommer local et de saison, prêter attention à sa consommation d'énergie ou d'eau... On évitera par exemple de faire laver ses serviettes de bain quotidiennement à l'hôtel, ou encore de gaspiller la nourriture notamment incluse dans les formules de pension complète... 

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