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Quelles promesses derrière les cosmétiques bio ?

Selon le baromètre de l'Agence Bio / CSA, 43% des Français ont déclaré avoir acheté au moins un produit cosmétique ou d'hygiène bio au cours de l'année 2017.
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Des produits de soin et d’hygiène labellisés bio impliquent une réglementation davantage encadrée que les produits conventionnels. ID vous guide pour vous y retrouver dans la jungle de ces certifications.  

Si un label biologique apposé sur un produit de soin ou de beauté ne garantit pas toujours à 100 % l’absence de substances indésirables, il demeure un gage de qualité du produit.

©Gaël Nicolet/ID

Et le naturel, dans tout ça ?

Pour rappel, un produit cosmétique naturel est conçu à partir d’ingrédients d’origine végétale, animale ou minérale. Ils contiennent pas ou très peu d’éléments chimiques ou de synthèse, un produit cosmétique naturel devant contenir au moins 95 % d’ingrédients naturels ou dérivés naturels. Toutefois, ces ingrédients ne sont pas nécessairement issus de l’agriculture biologique et l’emploi du terme "naturel" n’est régi par aucun organisme. Un produit cosmétique biologique quant à lui ne contient que des ingrédients biologiques ou est conforme à un cahier des charges public des labels privés. 

Une norme bio qui crée la polémique

Une nouvelle norme internationale intitulée Iso 16128 et publiée le 1er janvier 2018 vise à harmoniser les cosmétiques dits “naturels” et “bio” ainsi que ceux “dérivés du naturel” et “dérivés du bio”. Et elle est loin de faire l’unanimité : des professionnels du bio tels que Cosmebio ou des associations environnementales comme Générations Futures regrettent que celle-ci "n’exige pas de minimum d’ingrédients bio dans le produit" et que les OGM et autres produits pétrochimiques faisant polémique ne soient pas exclus. Ils craignent une multiplication de produits trompeurs pour les consommateurs.

La Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA) affirme pour sa part se réjouir "que les acteurs internationaux de la cosmétique parlent désormais tous le même langage", précisant que cette norme "n’a pas pour objectif de se prononcer sur les revendications des produits, ni d’être un label".