Les acteurs de l’agroalimentaire cherchent à faire évoluer leurs modèles, leurs produits et leurs pratiques.
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INFO PARTENAIRE

Pourquoi la transition alimentaire s’accélère

Climat, ressources, réglementation, attentes des consommateurs : l’industrie agroalimentaire doit adapter ses modèles. De la production aux emballages, la transition alimentaire touche désormais l’ensemble de la chaîne de valeur. À l’occasion de SIAL Paris 2026, SIAL For Change met en lumière les transformations à l’œuvre et les solutions qui cherchent à passer des engagements aux actions.

Qu’est-ce que la transition alimentaire ? 

La transition alimentaire désigne la transformation des systèmes alimentaires pour les rendre plus durables et résilients. Elle concerne la production, la transformation, le transport et la commercialisation des aliments, mais aussi l’utilisation des ressources, les conditions de travail et les pratiques d’achat. 

Elle ne se résume donc plus aux innovations végétales ou à la réduction des emballages. Elle touche désormais les modèles de production, d’approvisionnement et d’innovation des entreprises agroalimentaires. 

Selon la FAO, les systèmes agroalimentaires ont généré 16,5 milliards de tonnes de CO₂ équivalent en 2023, soit 32 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’origine humaine. 

Dans le même temps, les entreprises doivent composer avec des ressources plus contraintes, des chaînes d’approvisionnement exposées aux aléas climatiques, de nouvelles règles et des attentes croissantes sur l’origine et les conditions de production. 

Dans ce contexte, les acteurs de l’agroalimentaire cherchent à faire évoluer leurs modèles, leurs produits et leurs pratiques. C’est dans cette transformation que s’inscrit SIAL For Change, le dispositif de SIAL Paris consacré aux initiatives et aux solutions contribuant à une évolution plus responsable du secteur. Il aborde notamment les enjeux de RSE, d’innovation, d’environnement et d’inclusion. 

Pourquoi le climat met-il les modèles alimentaires sous pression ? 

Sécheresses, épisodes de chaleur, évolution des précipitations : le changement climatique fragilise les matières premières agricoles et les approvisionnements. 

Pour les industriels, l’enjeu est donc aussi celui de la résilience : sécuriser les matières premières, diversifier les approvisionnements et réduire la dépendance à certaines ressources. Cela passe également par une meilleure maîtrise des consommations, l’évolution des pratiques agricoles et la réduction des émissions sur l’ensemble de la chaîne de valeur. 

Comment réduire la consommation de ressources et le gaspillage ? 

Eau, énergie, matières premières, sols : le secteur doit apprendre à utiliser ses ressources plus efficacement et à limiter les pertes. 

Le gaspillage alimentaire en est une illustration. Dans l’Union européenne, les États membres devront le réduire d’ici 2030 de 10 % dans la transformation et la fabrication, et de 30 % par habitant dans le commerce de détail, la restauration, les services alimentaires et les ménages. 

Pour les entreprises, cela peut conduire à repenser les procédés, mieux valoriser les coproduits et développer le réemploi ou la transformation. 

Pourquoi l’emballage devient-il un enjeu majeur ? 

Depuis le 12 août 2026, le règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages, ou PPWR, s’applique dans l’Union européenne. Il fixe notamment des exigences en matière de réduction des déchets, de recyclabilité et d’utilisation de matières recyclées. 

Pour l’agroalimentaire, l’enjeu est de concilier protection et conservation des produits, contraintes sanitaires, utilisation des ressources et fin de vie des emballages. 

La RSE concerne-t-elle seulement l’environnement ? 

La transformation du secteur dépasse les seuls enjeux climatiques. Les démarches de RSE concernent aussi la gouvernance, les achats, l’innovation, la santé des consommateurs, l’inclusion, les conditions de travail et les relations avec les fournisseurs. 

Les achats constituent notamment un levier important : choix des fournisseurs, origine des matières premières et relations avec les partenaires peuvent avoir des conséquences sur les impacts environnementaux et sociaux d’un produit. 

La transition alimentaire peut-elle devenir un levier de compétitivité ? 

Nouvelles obligations, investissements, évolution des procédés : la transition représente un coût pour les entreprises. Mais elle peut aussi devenir un levier de compétitivité. 

Réduire les consommations peut diminuer certains coûts, tandis que sécuriser les approvisionnements peut renforcer la résilience. Repenser un emballage ou un procédé peut également ouvrir de nouveaux marchés. 

Pourquoi l’innovation ne suffit-elle plus ? 

Nouvelles sources de protéines, fermentation, valorisation des coproduits, réduction des consommations d’eau et d’énergie, nouveaux matériaux : les pistes se multiplient. 

Mais l’innovation doit désormais pouvoir être déployée à grande échelle. Une solution prometteuse doit aussi être économiquement viable et reproductible. Les retours d’expérience permettent ainsi de mesurer ce qui fonctionne réellement et dans quelles conditions. 

Que propose SIAL For Change en 2026 ? 

Pour son édition 2026, SIAL For Change devient un espace dédié de 200 m² au sein de SIAL Paris, qui se tiendra du 17 au 21 octobre à Paris Nord Villepinte. 

Sa programmation vise à décrypter les tendances RSE, partager des retours d’expérience, présenter des innovations et explorer les enjeux d’inclusion et d’évolution des modèles de production. Les conférences aborderont notamment la transition écologique, la traçabilité, le changement climatique, la consommation responsable, le recyclage, l’économie circulaire et le gaspillage alimentaire. 

Une scène dédiée réunira experts, entreprises, partenaires institutionnels et organismes spécialisés. Le concours SIAL For Change complète le dispositif, avec en 2026 une nouvelle catégorie développée avec The Foodies, ouverte aux start-up et PME européennes non exposantes. 

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Comment passer des engagements aux preuves ? 

La transition alimentaire ne repose pas sur une seule technologie ou un seul produit. Elle suppose d’agir sur les ressources, les émissions, les approvisionnements, les produits, les déchets et les conditions de travail. 

C’est l’objectif de SIAL For Change : confronter les expériences, identifier les solutions et comprendre leurs conditions de déploiement. 

Pour l’industrie agroalimentaire, le défi est désormais de passer des engagements aux preuves : mesurer les résultats et faire des solutions responsables des modèles reproductibles. Les lauréats du concours SIAL For Change 2026 illustrent concrètement cette transformation. 

En partenariat avec SIAL Paris.