On connaît notamment les poissons pour leur richesse en protéines et, pour certaines espèces, en oméga 3, mais leur intérêt nutritionnel ne s’arrête pas là.
Quelles vitamines trouve-t-on dans les produits de la mer ?
Les poissons n'apportent pas tous les mêmes vitamines ni dans les mêmes proportions (1). Leur composition varie notamment selon les espèces. Mais plusieurs vitamines sont particulièrement présentes dans les produits de la mer.
- Vitamine A : à quoi sert-elle ?
On retrouve la vitamine A sous sa forme de rétinol dans les produits d’origine animale et notamment dans l’huile de poisson. Celle-ci contribue notamment au maintien d'une vision normale et au fonctionnement normal du système immunitaire (2). Une carence en vitamine A pourrait entraîner des retards de croissance intra-utérine et post-natale, ou diminuer la vision.
Les quantités varient selon les espèces et les caractéristiques du produit.
- Vitamine B : quel est son rôle ?
Les produits de la mer apportent également plusieurs vitamines du groupe B, notamment de la vitamine B3, B6 et B12 (3). Les vitamines du groupe B ont un impact sur la régulation de l’activité hormonale et la réduction de la fatigue.
La vitamine B3 contribue au métabolisme énergétique normal, aide à réduire la fatigue et soutient les fonctions psychologiques normales. Parmi les poissons qui en sont naturellement riches, on peut citer le maquereau et la sardine entière.
La vitamine B6 aide au fonctionnement normal du système immunitaire et à réguler l’activité hormonale. Le thon en apporte notamment.
La vitamine B12 contribue notamment au fonctionnement normal du système nerveux, du système immunitaire et des fonctions psychologiques. Elle est presque uniquement présente dans les aliments d’origine animale, comme la sardine ou le maquereau.
- Vitamine D : quels aliments en contiennent ?
La vitamine D est notamment connue pour son rôle dans la santé des os (4). Elle contribue à l'absorption et à l'utilisation normales du calcium et du phosphore, ainsi qu'au fonctionnement normal des muscles et du système immunitaire.
Elle est présente en quantité significative dans les poissons gras tels que la sardine, le saumon, le maquereau, le hareng, le foie de morue ou encore les œufs de poisson.
Or, selon l’Anses (5), en 2019, plus de 70 % des adultes français avaient des apports insuffisants en vitamine D, tandis que 6,5 % présentaient une carence.
Quels minéraux trouve-t-on dans les produits de la mer ?
Les produits de la mer sont également une source de minéraux dont les rôles sont essentiels au fonctionnement de l'organisme (3), (4), (6).
Parmi les principaux : le calcium, l'iode, le sélénium, le phosphore, le fer.
- Calcium : où en trouve-t-on ?
Le calcium contribue au maintien d’une ossature normale et au bon fonctionnement des enzymes digestives (4). On le retrouve majoritairement dans les poissons comme la sardine, et surtout dans ses arêtes qu’il est recommandé de consommer (3).
- Iode : quel est son rôle dans l’organisme ?
L'iode contribue notamment au fonctionnement normal de la thyroïde et du système nerveux (4).
Les produits issus de la mer font partie des principales sources alimentaires d'iode. Le saumon, les sardines et les algues en sont tous trois riches.
- Sélénium : pourquoi est-il important ?
Le sélénium contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et à une fonction thyroïdienne normale. Il est naturellement présent dans le thon, le maquereau et la sardine. Par ailleurs, il permettrait de réduire la toxicité du mercure, un métal lourd que l’on peut retrouver dans certaines espèces de poisson.
- Phosphore : à quoi sert-il ?
Le phosphore contribue à un métabolisme énergétique normal et au maintien d’une ossature normale (4). La sardine est riche en phosphore. Le thon et le maquereau en sont de bonnes sources.
- Fer : quels produits de la mer en apportent ?
Le fer contribue notamment à la réduction de la fatigue (4). Certains produits de la mer peuvent contribuer aux apports alimentaires en fer. C’est le cas des sardines à l’huile d’olive (3).
Quelle est la différence entre les mentions “source de” et “riche en” ?
-Pour les vitamines et les minéraux, on parle de “source de” quand un aliment apporte au moins 15 % des apports journaliers recommandés et de “riche en” quand il en apporte au moins 30 %.
-Concernant les protéines : un aliment est “source de” si au moins 12 % de sa valeur énergétique est produit par les protéines, et “riche en” à partir de 20 % de sa valeur énergétique.
Pourquoi les produits de la mer constituent-ils un “cocktail nutritionnel” ?
Vitamines, minéraux, protéines et, selon les espèces, oméga 3 : les produits de la mer réunissent plusieurs familles de nutriments dans un même aliment. Or, certains nutriments agissent en complémentarité (7).
C’est notamment le cas de la vitamine D et du calcium. La vitamine D favorise l’absorption du calcium (4) par l’intestin et permet ainsi à l’organisme de mieux l’utiliser. Ensemble, ces deux nutriments contribuent au maintien d’une ossature et d’une fonction musculaire normales.
Les sardines consommées avec leurs arêtes constituent justement une source naturelle de ces deux nutriments. Tendres et comestibles après cuisson et mise en conserve, les arêtes apportent notamment du calcium. Sans oublier que la sardine contient également du phosphore, qui contribue lui aussi au maintien d’une ossature normale4. Une petite espèce, mais un apport nutritionnel intéressant pour les os (3).
C’est aussi ce qui explique l’intérêt des poissons dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée.
Pourquoi les apports nutritionnels varient-ils selon les espèces ?
Il n'existe pas un profil nutritionnel unique des produits de la mer. Les vitamines et les minéraux présents varient selon l'espèce, mais aussi selon différents facteurs liés au produit et à son environnement.
Pour les poissons, l'Anses souligne notamment l'influence de l'espèce, de la saison, de la zone géographique et de l'alimentation sur les teneurs en vitamines.
Cette diversité est donc à considérer comme une richesse : alterner les espèces permet de varier les profils nutritionnels et les micronutriments apportés par les produits de la mer.
Chez Phare d’Eckmühl, la sélection des poissons permet de proposer une diversité de produits aux profils nutritionnels différents, tout en privilégiant des préparations qui préservent leurs qualités. Sardines, maquereaux, thon ou encore anchois peuvent ainsi contribuer, chacun à leur manière, aux apports en protéines, vitamines et minéraux d’une alimentation variée et équilibrée.
Rappelons que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine, en alternant les poissons gras et les poissons maigres. La conserve permet de répondre facilement à cet objectif tout en profitant des protéines et de nombreux micronutriments essentiels selon les espèces de poisson.
(1) Hanna M, Jaqua E, Nguyen V, Clay J. B. (2022). Vitamins: Functions and Uses in Medicine. Perm J.
(2) Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux - Connaître, évaluer, protéger - Avis de l’Anses Rapport d’expertise collective Mars 2021
(3) Ciqual, Table de composition nutritionnelle des aliments, Anses
(4) Commission européenne. (2012, 16 mai). Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et la santé infantiles. Journal officiel de l’Union européenne.
(5) Vigilance autour de la vitamine D et du sodium, Cerin, 2/11/21
(6) ANSES (2025) Les minéraux.
(7) Frontiers in Nutrition, J.R.Townsend,(2023). Synergie des nutriments : définitions, preuves et orientations futures, 2023 Townsend JR, Kirby TO, Sapp PA, Gonzalez AM, Marshall TM and Esposito R (2023) Nutrient synergy: définition, evidence, and future directions. Front. Nutr.
En partenariat avec Phare d’Eckmühl.