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Nettoyage écologique : et dans les bureaux, les écoles, les restaurants, ça se passe comment ?

Nettoyage et écologie riment-ils dans nos espaces publics ?
©Werner & Mertz

En cette Semaine européenne du développement durable, ID s'intéresse aux produits ménagers... Mais attention cette fois, pas ceux que nous utilisons à la maison. Zoom sur ces nettoyants utilisés pour assurer l’hygiène de nos bureaux, de nos restaurants, de l’école de nos enfants... L'éco-responsabilité peut-elle être également au rendez-vous de ce côté ?

À l'heure où ou nous nous posons de plus en plus de questions sur les produits ménagers que nous achetons, leur nocivité sur la santé, leur composition, et ce sans compter leur impact sur la planète (fabrication, composants, emballages etc.), il est primordial de savoir bien les choisir. 

Mieux vaut privilégier les produits écologiques, qui ne sont pas nécessairement plus chers que les autres, tels que ceux porteurs de l’Écolabel européen… Et aérer son logement au moins 10 minutes par jour. Des gestes qui comptent... Et après ? Direction le bureau, où l'on va passer les huit prochaines heures à respirer cette forte odeur de lavande. Sans lavande à l'horizon bien sûr : cette senteur provient d'un produit ménager vaporisé sur les espaces de travail la veille au soir, bien décidé à nous enivrer... 

Pendant tout ce temps, les enfants sont à l'école, le bébé à la crèche. Quid de la toxicité de l'air dans ces espaces, et de la santé des travailleurs de l'ombre ? Les enfants passent chaque jour 30 à 45 % de leur temps dans les salles de classes, et l’air respiré dans ces environnements peut contenir "un certain nombre de polluants susceptibles d’avoir des effets sur le confort et la santé", rappelle l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME).

 Il y a aujourd'hui des réponses des industriels aux mêmes inquiétudes que l'on peut avoir chez soi lorsque l'on fait son ménage.

Joséphine Copigneaux, de Werner & Mertz

Si un produit sans impact sur l’environnement n’existe pas, les produits verts sont davantage "bienveillants" en termes, notamment, de pollution de l'air. Mais existe-t-il une offre valable de produits éco-labellisés pour les lieux publics ? Si oui, ce marché intéresse-t-il ? Les coûts sont-ils beaucoup plus élevés par rapport à des produits ménagers industriels "traditionnels" ? ID a posé ces questions au groupe européen Werner & Mertz, récompensé en avril dernier aux Trophées de l’innovation Europropre 2019 pour certaines de ses solutions écoconçues.

Cette société se spécialise en grande partie dans les nettoyants écologiques pour les particuliers (avec la marque Rainett), mais son autre créneau est le secteur professionnel, sur lequel il y a généralement beaucoup moins de communication. "On passe pourtant beaucoup de temps à l'extérieur, au bureau, au restaurant, parfois à l'hôtel, et il y a aujourd'hui des réponses des industriels aux mêmes inquiétudes que l'on peut avoir chez soi lorsque l'on fait son ménage", remarque Joséphine Copigneaux, responsable marketing chez Werner & Mertz. Cette société intermédiaire familiale de 1000 salariés - pour un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros - a 150 ans, se présente ainsi comme étant un pionnier en matière de produits d'hygiène et de nettoyants écologiques professionnels

Nettoyants professionnels "écolos" : quésako ?

Se mettre à l'écologie y compris du côté du nettoyage professionnel, qu'est-ce que cela implique, concrètement ? Une approche durable, et même responsable, que ce soit en termes de de risques pour la santé et de gestion des ressources utilisées (notamment le plastique). "Cela implique donc une réflexion sur les formules, les emballages, le mode de production et la fin de vie des produits", nous répond le groupe européen. Moins un produit est toxique dans sa composition, plus "facile" sera en effet sa fin de vie et son recyclage. 

©Werner & Mertz

Les produits professionnels de Werner & Mertz, de marque Green Care Professional, sont certifiés Ecolabel Européen et Cradle to Cradle. "L’Ecolabel Européen garantit une attention toute particulière portée à la réduction des risques de toxicité humaine et sur l’éco-système et l’eau, rappelle Mme Copigneaux. En complément, on va mener un travail d’éco-conception qui a pour but la préservation des ressources par une bonne sélection de matières premières non toxiques, renouvelables ou recyclables. Ainsi, nos formules sont sur base biosourcées - c'est-à-dire d’origine végétale et non pétrolière -, et nos emballages sont en plastique recyclé (ndlr : la certification Cradle to Cradle assure que les produits sont éco-conçus). Notre volonté est d’être une entreprise intégralement responsable."

Est-ce un réflexe courant, de la part des professionnels, de se tourner vers ce type de produits écologiques ? "Sur le plan professionnel on attend surtout évidemment du résultat et de l'efficacité, il faut du rendement, il faut que ça marche, répond Mme Copigneaux. Les produits écologiques n'avaient pas au départ une bonne réputation d'efficacité, mais aujourd'hui, une nouvelle génération de nettoyants durables est sur le marché. Ils surprennent nos clients : à l’essai, ils font la différence. Et côté coût, nous alignons l’offre durable sur les prix standards du marché." 

Le nettoyage étant le reflet de la bonne gestion d'un établissement, pourquoi ne pas travailler avec ces produits qui sont sur le marché et qui ont de nombreux bénéfices ? Tourner le regard vers ces alternatives écologiques n'est pas toujours la priorité des gérants d'établissements. Quoiqu'il en soit, de rappeler Mme Copigneaux, les solutions existent : elles s'inscrivent dans les impératifs écologiques du présent, tout en regardant droit vers le futur. 

En partenariat avec Werner & Mertz.