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Les hommes auraient des habitudes plus polluantes que les femmes, selon une étude

Les hommes dépenseraient davantage d'argent que les femmes dans des produits polluants, dont fait partie le carburant.
©All About Space/Shutterstock

Si les hommes dépensent à peu près autant que les femmes dans l'achat de biens et de services, ils provoqueraient 16% d'émissions polluantes en plus, selon une récente étude suédoise. Et le recours à la voiture pourrait bien expliquer une grande partie de cette différence. 

Les hommes seraient-ils davantage pollueurs que les femmes tout en dépensant autant ? C'est ce que suggère une étude suédoise, parue dans le Journal for Industrial Ecology, qui examine au départ comment les émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation provenant du secteur privé peuvent être réduits (dépenses alimentaires, pour les vacances et pour l'ameublement notamment). Les modes de consommation d'hommes et de femmes célibataires en Suède ont ainsi été étudiés. La nourriture, les vacances et l'ameublement représenteraient 56 à 59% des émissions de gaz à effet de serre liés à leurs modes de consommation, précisent les chercheurs. Cette étude a par ailleurs mis en évidence un certain écart entre les émissions des hommes et des femmes, qui ne serait pas dû à des variations dans les dépenses mais plutôt à des différences dans les "modèles de dépenses". 

Les hommes dépenseraient en effet à peine plus d'argent que les femmes : 2% en moyenne, mais ils émettraient 16% de plus de gaz à effet de serre. La raison est assez stéréotypée : les femmes dépenseraient leur argent dans des produits et des services à faibles émissions : soins de santé, meubles et vêtements, tandis que les hommes débourseraient davantage le leur dans des produits plus polluants, dont fait partie le carburant. C'est ainsi l'utilisation de la voiture qui ferait principalement la différence entre les deux sexes, mais pas que : "Les femmes dépensent plus d'argent pour la décoration de la maison, la santé et les vêtements et les hommes pour le carburant pour les voitures, mais aussi les repas au restaurant, l'alcool et le tabac", soulève Annika Carlsson Kanyama, chargée de l’étude et membre de la société de recherche Ecoloop en Suède, citée par The Guardian le 2 août dernier. Selon cette dernière, aussi stéréotypée soit cette différence dans les modes de consommation des hommes et des femmes, il est "important de la prendre en compte dans l'élaboration des politiques." 

Des alternatives moins polluantes

La chercheure détaille quoi qu'il en soit quelques alternatives permettant aux femmes comme aux hommes de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre : consommer plus de légumes locaux, avoir recours à des meubles d'occasion ou réparés, préférer des vacances en train... Les résultats montrent que le total des gaz à effet de serre les émissions peuvent être réduites de 36 à 38% en ayant recours à certaines de ces alternatives moins intensives en carbone, sans modifier les dépenses totales. "C’est donc quelque chose à portée de main ici et maintenant, ajoute Annika Carlsson Kanyama auprès du Guardian. Vous utilisez simplement le même argent que vous avez et achetez autre chose."

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