edito

Fast-fashion, ce modèle intenable

Campagne de sensibilisation organisée en 2015 par le collectif
©Collectif Ethique sur l'étiquette

L'industrie textile est la deuxième la plus polluante après le pétrole. Ses conséquences environnementales, sociales et sanitaires sont de moins en moins bien cachées par un marketing taillé sur mesure. Les consommateurs ont désormais une offre suffisamment riche pour participer au changement d'un modèle qui ne tient pas debout.

D'après les dernier chiffres communiqués par l'ADEME dans un dossier très complet, "le revers de mon look", la production de vêtements dans le monde a doublé entre 2000 et 2014. En France, 600 000 tonnes de vêtements sont mises sur le marché chaque année alors qu'il faut l'équivalent de 70 douches pour fabriquer un T-Shirt et 288 pour un jean...Lorsque nous les lavons à la machine, nos vêtements synthétiques produisent quelque 500 000 tonnes de micro-particules de plastique par an. C'est l'équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastique qui finissent dans les océans. CQFD.

A ces conséquences environnementales (n'oublions pas la pollution des eaux causée par les techniques de coloration ou la conséquence de l'utilisation massive de produits chimiques pour la culture intensive du coton), il faut ajouter les conséquences sociales et sanitaires de cette industrie qui produit trop, tout le temps, au prix le plus bas grâce à une main-d'oeuvre peu coûteuse qui travaille dans des conditions que l'on imagine à peine.

La balle dans le camp des consommateurs

"Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde" a dit Gandhi. C'est bien cela dont il s'agit, puisqu'il existe une multitude de possibilités alternatives à cette industrie de la fast-fashion pour s'habiller chic et éthique, passons à l'acte !

En achetant moins mais mieux avec une mode éthique et made in France. Ou en prenant le temps d'acheter moins cher avec une offre pléthorique de seconde main. Environ 70 % de notre garde-robe resterait au placard, il y a donc des marges de progression importantes qui peuvent être sources d'économies et porteuses de bon sens. Même si on veut banaliser à outrance l'acte d'achat, n'oublions pas qu'il s'agit, la plupart du temps, d'un acte politique.