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Etats-Unis : une hotline mise en place pour en finir avec la mode jetable

©Roxana Jifcovici/Shutterstock

Pour aider la jeune génération à dire stop à la fast-fashion, la plateforme ThredUp, spécialiste de la seconde main, a lancé en août dernier une hotline. Une manière de pointer du doigt les méfaits de la mode jetable auprès des jeunes mais aussi de promouvoir des alternatives comme la seconde main.

Elles se nomment SheIn, Boohoo ou encore Pretty Little Things. Affichant des prix toujours plus attractifs, ces marques emblématiques de la fast-fashion séduisent de plus en plus d’adolescents et d’adolescentes. Une fièvre acheteuse qui peut parfois frôler l’addiction. C’est en tout cas le constat réalisé par la plateforme ThredUp, spécialiste de la seconde main. Dans une enquête, menée en partenariat avec GlobalData, et relayée par Marie Claire, elle révèle que plus d’un tiers des acheteurs de la génération Z se qualifient eux-mêmes d’ “accro à la fast-fashion”. La moitié déclare par ailleurs vouloir arrêter ou réduire ces achats afin de se tourner vers une mode plus écoresponsable. 

“Plus que tout autre génération, la gen Z a montré au monde entier qu’elle se soucie de la planète, mais qu’elle est aussi inondée de choix d’achat qui la poussent à consommer sans réfléchir”, a déclaré Neil Saunders, directeur général de GlobalData Retail, dans un communiqué relayé par TeenVogue

Riche de ces enseignements, la plateforme ThredUp a lancé en août dernier sa "fast-fashion confessional hotline”, accessible via le 1-855-ThredUp. Cette ligne téléphonique diffuse des conseils relayés par l’actrice Priah Ferguson, une des héroïnes de la série Stranger Things, pour en finir avec la mode jetable qui pousse à consommer sans cesse de nouvelles collections. Cette surproduction massive n’est pas sans conséquence pour l’environnement. 

Tordre le cou à la fast-fashion 

D’après l’ADEME, l’industrie de la mode émet chaque année 1,2 milliards de gaz à effet de serre, soit environ 2 % des émissions globales de gaz à effet de serre. C’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis. “En 2050, le secteur textile émettrait même 26 % des émissions globales de gaz à effet de serre si les tendances actuelles de consommation se poursuivent”, relève l’ADEME. 

A travers cette hotline, la plateforme ThredUp fait également la promotion de la seconde main. Une alternative en plein essor, en particulier auprès des Millenials et de la génération Z. Selon une étude réalisée par KPMG France et la Fevad, publiée le 22 septembre dernier, “plus de 80% des cyberacheteurs ont déjà acheté des produits reconditionnés ou de seconde main ou bien ont revendu eux-mêmes des articles en ligne.” Le marché de la seconde main est aujourd’hui “évalué à un volume de transactions de l’ordre de 7 milliards d’euros en France”.  

Certaines voix s'élèvent toutefois pour dénoncer cette nouvelle "boulimie d'achat". Interrogée par l'AFP, Elodie Juge, docteure en sciences de gestion à l'Université de Lille, met en cause le modèle de fonctionnement de certaines plateformes, comme Vinted. "Il y a une accélération : pour que la plateforme soit vivante, il faut l'alimenter souvent, il faut de la rotation" dans les produits, explique-t-elle. "Celles qui font tourner les plateformes, ce sont les modeuses, qui commandent sur Zara, H&M, Shein, portent leurs robes deux fois et les revendent."

 

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