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La seconde main au secours de la planète

Les vêtements de seconde main : un marché en constante augmentation
©Pixabay

Avec une progression de 12% par an, le marché de l'occasion connaît une ascension remarquable ces dernières années. Vêtements, produits électroniques, voitures, tout y passe. Autrefois stigmatisé, il jouit aujourd’hui d'une renaissance, à l’heure où le changement climatique est plus présent que jamais.

D’après une étude de l'Institut Français de la Mode, un Français sur trois a acheté un vêtement ou un accessoire de mode de seconde main en 2018. D’après cette étude, une des raisons premières qui poussent les Français à consommer plus de produits d'occasion reste économique. Ce nouveau mode de consommation est également motivé par la réduction de l’impact climatique lié à l’industrie de la Fast Fashion. Plusieurs organismes environnementaux comme Oxfam et WWF ont pointé du doigt à plusieurs reprises l’industrie du textile qui fait partie des plus gros pollueurs au monde. Choisir les canaux d’achat du vintage et de la fripe permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que de diminuer les déchets vestimentaires (30 kilos achetés par personne chaque année) dont seuls 2,5 kilos sont recyclés par les organismes. Depuis le depuis des années 2000, plusieurs startups se sont établies sur le marché de l’occasion. Vinted comptent plus de 1,5 million d’adhérents et plus de 23 000 nouvelles inscriptions par jour. Le milieu du luxe se met également doucement à la page. La startup Vestiaire Collective et le Boston Consulting Group révèlent que l’occasion serait le nouvel eldorado des marques de luxe, leur permettant de toucher une nouvelle audience auprès de la Génération Y et des « digital natives ».

Une seconde vie donnée aux jeux vidéo et aux produits électroniques

Les ventes de smartphones d’occasion représentent 10% des ventes françaises et devraient représenter 30 à 40% des ventes dans les deux années à venir. Le marché de la seconde main et du vintage a également le vent en poupe dans le milieu du divertissement. Dans l’univers des jeux vidéo le rétrogaming est de plus en plus populaire et les géants Sony, Sega et Nintendo l’ont très bien compris. Pour répondre à la demande grandissante des amateurs de jeux vintage, ces derniers ont ressorti leur console iconique mais en format mini. De la même manière, les amateurs de jeux de hasard peuvent redécouvrir la machine à sous 7s Wild avec ses rouleaux d’inspiration rétro. Le charme simpliste de ce titres rappelle les premiers jeux électroniques du siècle dernier. Pour ceux qui préfèrent rester dans les jeux de seconde main, le site internet Game Cash vend des jeux rétro ainsi que des consoles d’occasions à petits prix.

Les grandes marques s’y mettent à leur tour pour répondre à une demande grandissante

 

Après Leclerc et Carrefour, de nombreuses grandes surfaces et marques ont décidé de surfer sur la vague de la seconde main. Kiabi, Gémo et très bientôt Ikea - ce segment de marché grandissant n’échappe à personne. L’idée ? Donner aux consommateurs qui ne sont pas des fervents de l’univers digital l’opportunité de profiter des affaires que l’on peut trouver sur Internet. Kiabi a ouvert début août 2020 deux magasins disposant d'un coin test de vente de vêtements d’occasion en association avec le site internet Patatam. Le but étant de tester le concept et de l’étendre par la suite auprès des autres magasins de l’enseigne. Auchan et Super U ont également très rapidement rejoint leurs concurrents de peur de passer à côté de ce « marché d’avenir ».

Avec plus de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, le marché de l’occasion devrait attirer de nombreux acteurs majeurs dans les prochaines années. Alors à la question « est-ce que la seconde main peut aider à sauver la planète ? », la réponse est oui !