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Des fleuristes veulent indiquer l’origine des fleurs coupées

Il existe une multitude d'alternatives à la rose pour la Saint-Valentin, des fleurs locales et de saison.
© Elnur /shutterstock

Si en France l’indication de la provenance est obligatoire pour les plantes en pot, elle ne l’est pas pour les fleurs vendues en tiges. Soucieux d’apporter plus de transparence aux consommateurs, des professionnels de la filière s’engagent à mettre en place un système de traçage à partir de juin 2023. 

Plus de transparence dans les bouquets. Selon une information du Parisien, les fleuristes français souhaitent mettre en place un système de traçage qui permettra d’indiquer d’où proviennent les fleurs coupées (nom du producteur, labellisation...). 

"Sur les plantes en pot, l’indication de l’origine est obligatoire, surtout pour des questions sanitaires, mais pas sur les fleurs coupées. Nous nous engageons donc à mettre en place une vraie transparence d’ici au mois de juin", a expliqué Pascal Mutel, président de l’Union nationale des fleuristes (UNF) auprès du quotidien. 

Il a précisé au Figaro qu’il s’agissait de “l’application d’une norme communautaire” au sein de la filière “avant que le législateur” contraigne les fleuristes.  

A travers cette initiative, l’UNF espère mieux informer les consommateurs sur la provenance des végétaux qu’ils achètent. Aujourd’hui, 80% des fleurs vendues en France sont importées. Elles viennent essentiellement des Pays-Bas, d’Amérique du Sud et d’Afrique de l’Est. De quoi faire de l’ombre à la production française qui existe pourtant. “Les gens n’ont pas encore le réflexe de demander de la fleur française. Mais quand on leur explique qu’il est possible d’en acheter, ils ont envie de se tourner vers une production locale”, note Hélène Taquet, floricultrice et fondatrice du Collectif de la fleur française

Eduquer le consommateur 

Créée en 2017, cette association répertorie notamment les fleuristes et les grossistes qui ont recours à minima à 50% de fleurs françaises, locales et de saison. “La traçabilité sera davantage efficace quand on mettra aussi en avant la saisonnalité et les variétés de fleurs. Les gens ne les connaissent pas. Ils pensent qu’il y a des roses toute l’année dans les jardins”, explique la fondatrice avant d’ajouter : “le fleuriste a un rôle à jouer pour éduquer le consommateur. C’est lui le premier maillon de la chaîne.” 

Pour s’assurer que ses fleurs soient françaises, il existe aussi des labels comme Fleurs de France. Il s’adresse aux producteurs engagés dans une démarche écoresponsable mais aussi aux distributeurs, paysagistes ou collectivités. “Nous sommes de plus en plus contactés par certains fleuristes. Ils souhaitent répondre à la demande des consommateurs qui se posent de plus en plus de questions sur la provenance des fleurs coupées et leurs conditions de production”, observe Malorie Clair, cheffe de projet chez Excellence végétale. 

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