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A chaque pièce sa lumière : l’art de s’éclairer sans gaspiller

Plus de 12 % de notre consommation à la maison d’électricité hors chauffage, eau chaude et cuisson est consacrée à l’éclairage selon l'Ademe.
©cineuno/Shutterstock

Un mauvais choix de lampes peut avoir des conséquences directes sur notre facture d’électricité et sur l’environnement. Lumière sur les usages adéquats des lampes fluocompactes, à LED ou halogènes.

L’éclairage représente 10 à 15 % de notre facture annuelle d’électricité*. Une facture qui pourrait être facilement réduite à condition d’avoir les bons réflexes.

-Une première règle consiste évidemment à éteindre la lumière dès que l’on quitte une pièce : basique, et pourtant, tout le monde ne le fait pas systématiquement ;

-Une autre, également élémentaire, consiste à placer son bureau près d’une fenêtre pour profiter autant que possible de la lumière du jour sans avoir à s’éclairer artificiellement : meilleur pour notre facture mais également pour nos yeux ;

-Simple comme bonjour enfin, on nettoie ses ampoules et ses luminaires : l’UFC-Que Choisir indique qu’à puissance égale, un appareil poussiéreux peut produire "un flux lumineux inférieur de 40 % à celui d’un appareil propre".

Ampoules LED, les plus écologiques

Au niveau du choix de ses ampoules, l’organisation mondiale de protection de l’environnement WWF précise que l’utilisation d’une ampoule de 100 W est rarement justifiée et qu’une pièce peinte dans une couleur claire ne nécessite pas de lampes ayant une puissance importante. L’organisation conseille l’installation d’ampoules LED, qui produisent de la lumière par électroluminescence dès qu'un courant électrique les traverse. Il s'agirait de la "solution la plus économique, la plus écologique et la plus saine", d’autant que ces lampes ne contiennent pas de mercure. Elles s’utilisent même à l’extérieur.

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) précise par ailleurs que ces ampoules résistent aux chocs et au froid, aux allumages répétés, qu’elles chauffent peu, ce qui minimise les risques de brûlures et qu’elle peuvent durer jusqu’à 40 000 h sans consommer trop d’électricité, ce qui les rend particulièrement rentables.

Il faut toutefois veiller à ce qu’elles soient bien classées sur l’étiquette énergie (détails sur cette étiquette ici) : on peut se référer au guide Topten pour faire les bons choix de modèles. En résumé, ces ampoules s’utilisent dans toutes les pièces de son logement et en dehors et sont a priori les plus écologiques : il faut simplement prêter attention aux disparités entre les marques.

Ampoules LFC ou fluocompactes, à basse consommation

Tout comme les ampoules LED, les ampoules LFC ou fluocompactes, qui soumettent du mercure à l'état gazeux à un courant électrique, s’adaptent à de nombreuses pièces, mais particulièrement à celles qui restent longtemps éclairées puisqu’elles s’allument progressivement. Elles durent environ 8000 h et sont moins chères que les LED.

On les évite en extérieur et dans l’entrée de la maison car elles résistent peu au froid.

©Gaël Nicolet/ID

Lampes à incandescence halogènes, les mauvaises élèves

Les lampes halogènes, qui portent un filament de tungstène à incandescence (présence d'un gaz halogéné), ne seront plus fabriquées ni mises sur le marché européen à compter de septembre 2018 en raison de leur faible performance énergétique : elles ne durent que 2000 h et sont très consommatrices d’électricité, pointe l’Ademe. La quasi-totalité des lampes peut de toute façon être équipée d’ampoules LED ou LFC.

Lampes à incandescence classiques, histoire du passé

La production et l'importation des lampes à incandescence classiques est interdite au sein de l'Union européenne depuis le 1er janvier 2013 en raison de leur appétit énergétique.

Petit rappel :

©Gaël Nicolet/ID

Attention à la lumière bleue ?

Bon à savoir, certaines diodes électroluminescentes font débat : l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) met en garde sur les risques des LED pour les yeux. Elle indique que des "composantes intenses dans la partie bleue du spectre de la lumière émise par les LED, ainsi que les intensités de rayonnement associées posent la question de nouveaux risques sanitaires liés à ces sources d’éclairage".

L’Anses recommande donc de privilégier un éclairage indirect et des systèmes d’éclairage à LED blanc chaud à faible "intensité lumineuse", notamment en présence d’enfants, pour prévenir l’éblouissement. L’UFC-Que Choisir déconseille pour sa part plus précisément les spots LED, qui envoient la lumière de manière directive "sans la répartir, contrairement aux ampoules LED de forme classique".

*selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe)