Les produits transformés contiennent de nombreux additifs : colorants, émulsifiants et autres conservateurs. 
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Alimentation : comment manger sainement et écologiquement ?

Manger sainement tout en limitant son impact environnemental est aujourd'hui une préoccupation majeure. Mais il est difficile de s'y retrouver face au choix infini de produits.

Notre alimentation a des conséquences directes sur notre santé, mais aussi sur la planète. ID vous propose trois gestes pour concilier écologie et santé :

Choisir des produits locaux et de saison

Les bananes, l'avocat ou encore le chocolat sont omniprésents dans notre alimentation. Pourtant, ces produits viennent de régions lointaines. Antilles, Pérou, Guatemala… Ça en fait du transport et des émissions de gaz à effet de serre ! Face à ce constat, choisir des aliments produits près de chez vous s'avère être un bon geste pour la planète, en plus de soutenir l'économie locale. Pour connaître la provenance d'un produit, soyez attentif à l'étiquette indiquant le prix. 

Mais attention à suivre les saisons ! Manger des fraises en octobre n'est pas conseillé : elles sont moins goûteuses et sont produites sous serres chauffées. Mieux vaut attendre la saison, de mars à juillet, afin de limiter la facture environnementale de ce délicieux fruit. De même pour tous les autres fruits et légumes : il suffit de suivre le calendrier des saisons.

Réduire sa consommation de viande

Consommées en excès, la viande et la charcuterie augmentent le risque de cancer colorectal selon un article de la revue Médecine Sciences. Leur impact environnemental est également lourd : de fortes émissions de gaz à effet de serre et une consommation d'eau importante. Dans un rapport publié en 2023, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime que ce secteur émet environ 6,2 milliards de tonnes d'émissions d'équivalent CO2 (Gt éq-CO2) par an.

Cela représente 12 % du total des émissions liées aux activités humaines et près de 40 % de l’ensemble des émissions liées aux activités agroalimentaires. Afin de limiter sa consommation, le Programme National Nutrition et Santé (PNNS) recommande le seuil de 500 grammes de viande cuite (hors volaille) par semaine. Concernant la charcuterie, l'institution estime que 150 grammes est la limite à ne pas dépasser.

Limiter les produits ultra-transformés

Même si notre alimentation est plus diversifiée aujourd'hui, elle est également plus riche en sucre raffiné, en graisses et en sel. En cause, les produits ultra-transformés qui pullulent dans les rayons des supermarchés. Plats cuisinés, nuggets, biscuits… Ces produits contiennent aussi de nombreux additifs : colorants, émulsifiants et autres conservateurs. 

À long terme, ces substances chimiques peuvent entraîner une augmentation des risques de maladies chroniques comme le diabète de type 2. C'est le constat de 43 chercheurs qui ont publié une série de trois articles dans la célèbre revue The Lancet. Sans compter leur impact environnemental, loin d'être négligeable : plus un produit est emballé, transformé, réfrigéré, plus il consomme d'énergie et de matière.