ID vous livre ses conseils pour améliorer la qualité de l’air dans votre logement. 
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Santé : comment assainir l’air de votre logement ? 

Nous passons la plupart de notre temps à l’intérieur, où l’air que nous respirons peut contenir des polluants invisibles mais nocifs pour notre santé. Heureusement, quelques gestes simples peuvent faire la différence. ID vous livre ses conseils pour améliorer la qualité de l’air dans votre logement. 

L’air que nous respirons à l’intérieur de nos logements peut être 5 à 8 fois plus pollué que l’air extérieur, selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI).  

Cette pollution provient de nombreuses sources présentes dans nos intérieurs : produits ménagers, certains cosmétiques, parfums d’ambiance, meubles, moquettes ou tapis peuvent libérer des substances nocives. Ces émissions s’ajoutent à celles déjà présentes dans l’air extérieur. 

Mais les polluants chimiques ne sont pas les seuls en cause : les moisissures, fréquentes dans les logements humides ou mal ventilés, libèrent dans l’air des spores qui peuvent irriter les voies respiratoires et favoriser l’apparition d’allergies. 

Quels effets sur la santé ? 

Et cette pollution de l’air intérieur n’est évidemment pas sans risque pour la santé. À court terme, Santé publique France recense de nombreux effets, tels que des réactions allergiques (conjonctivite, asthme, rhinite…) et des symptômes respiratoires (exacerbation de l’asthme, hyperréactivité bronchique…). Dans certains cas, un ensemble de symptômes non spécifiques, regroupés sous le terme de “syndrome des bâtiments malsains”, a été observé dans des endroits fermés, tels que des bureaux. Le sujet est alors pris de fatigue, de nausées, de maux de têtes ou encore de gênes respiratoires lorsqu’il occupe les locaux, avant que ces troubles ne s’atténuent une fois à l’extérieur.  

C’est l’exposition répétée et sur une longue période qui a le plus d’impacts sur la santé. Si une bougie parfumée allumée de temps à autre peut donner mal à la tête, un logement où s’accumulent en continu moisissures, produits ménagers et parfums d’intérieur finit par fragiliser sérieusement les voies respiratoires. 

Sur le long terme, l’exposition à la pollution chimique, aux particules et à la fumée de tabac peut entraîner un risque aggravé de maladies allergiques et respiratoires, telles que l’asthme, la rhinite ou encore la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). En outre, les scientifiques s’accordent à reconnaître le rôle délétère des polluants de l’air intérieur dans l’apparition ou l’aggravation des maladies cardiovasculaires et des cancers.   

Afin de vous débarrasser de ces polluants, ID vous propose une liste de gestes à adopter. 

Les gestes simples et immédiats 

- Bannir la cigarette en intérieur, a fortiori en présence d’enfants et de femmes enceintes. 

- Aérer son logement au moins 5 minutes le matin et 5 minutes le soir, même en hiver, et prolonger l’aération lors d’activités générant de l’humidité ou des polluants, comme le ménage, la cuisine, le bricolage, ou après la douche ou le bain. 

- Ne pas obstruer les bouches d’aération et veiller à laisser un espace sous les portes pour faciliter la circulation de l’air. 

- Éviter l’utilisation de parfums d’intérieur, d’encens, de bougies ou encore de produits ménagers très odorants. 

Les habitudes à intégrer au quotidien 

- Sécher le linge à l’extérieur ou dans une pièce correctement ventilée afin de maintenir un taux d’humidité équilibré et de prévenir l’apparition de moisissures, susceptibles de provoquer des affections respiratoires, notamment chez les enfants. Cela permet également d’éviter l’accumulation de COV dans le logement émis lors du séchage du linge. 

- Utiliser une lessive sans parfum, de préférence avec un label environnemental et éviter l’utilisation d’adoucissant car, lorsque le linge sèche, les lessives et les adoucissants très odorants émettent des composés organiques volatils, irritants pour les voies respiratoires. 

- Laver régulièrement sa literie et aspirer le sol avec un aspirateur équipé d’un filtre HEPA (Haute Efficacité pour les Particules Aériennes), et passer régulièrement un nettoyant vapeur sur les tapis et moquettes pour éliminer les acariens. 

- Brosser et laver ses animaux de compagnie à l’extérieur. 

- Limiter l’usage des produits ménagers, en particulier ceux très parfumés qui libèrent de nombreux composés organiques volatils irritants pour les voies respiratoires, et privilégier les produits portant un label environnemental. Plus d’informations disponibles sur le site de l’ADEME. 

Les actions préventives régulières 

- Avoir un suivi régulier des appareils de combustion, comme un poêle à bois, et faire réaliser un ramonage une à deux fois par an pour garantir la bonne évacuation des fumées. C’est d’ailleurs obligatoire ! 

- Entretenir régulièrement la VMC : nettoyer les grilles d’extraction et vérifier son bon fonctionnement en plaçant une feuille de papier toilette devant la grille (en la maintenant par un coin). Si la feuille ne se colle pas à la grille, cela signifie que la VMC fonctionne mal. 

- Nettoyer le filtre de la hotte et vérifier le conduit. 

- Identifier rapidement l’origine en cas d’apparition de moisissures. 

Les interventions ponctuelles 

- Choisir des matériaux et produits (peintures, parquets, colles, vernis…) à faibles émissions lors de travaux, en privilégiant ceux classés A+ sur l’étiquette “émissions dans l’air intérieur”. 

- Bricoler en portant des protections (masque, gants…), si possible dans un espace bien ventilé, puis aérer longuement après la fin des travaux. Il est conseillé aux femmes enceintes d’éviter de bricoler ou de réaliser des travaux de peinture pour ne pas s’exposer à des polluants. 

- Éviter de rester trop longtemps dans les pièces récemment rénovées ou décorées, en attendant la dissipation des émanations. Par exemple, préparer la chambre de bébé plusieurs mois à l’avance et l’aérer souvent pour laisser les polluants s’évacuer sur une longue période. 

Quelques idées reçues 

Les idées reçues ne manquent pas en matière de purification de l’air intérieur. Il est d’abord important de garder en tête qu’un logement sain n’a pas d’odeur. Les encens, bougies parfumées, sprays et autres papiers d’Arménie n’assainissent pas, mais libèrent au contraire des substances toxiques, irritantes et parfois cancérigènes (benzène, formaldéhyde…). De leur côté, les peintures “dépolluantes” à photocatalyse ne fonctionnent que sous certaines conditions (air faiblement pollué, source de lumière suffisante…) qui ne sont que rarement réunies pour permettre une efficacité optimale. Quant aux plantes “dépolluantes”, elles n’ont jamais démontré leur efficacité en conditions réelles, leur capacité de filtration étant trop faible pour améliorer significativement la qualité de l’air intérieur. Le geste le plus efficace est aussi le plus simple : aérer son logement tous les jours, même en hiver, en prenant soin de couper les radiateurs, afin d’évacuer les polluants et l’humidité. 

Pour en savoir plus et découvrir d’autres conseils pratiques, explorez le site de l’ADEME : https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/proteger-sante/eviter-polluants 

En partenariat avec l’ADEME.