Les allégations environnementales sont de plus en plus présentes dans les offres touristiques.
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Vie quotidienne

Tourisme : comment reconnaître un hébergement vraiment écoresponsable ?

Hôtel "vert", gîte "durable", camping "écoresponsable"… Les allégations environnementales sont de plus en plus présentes dans les offres touristiques. Mais derrière ces appellations se cachent des engagements très variables. Alors, comment s’y retrouver avant de réserver ? 

Réduction des déchets, économies d’eau, produits locaux ou encore énergies renouvelables : les initiatives mises en avant par les hébergements touristiques se multiplient. Encore faut-il pouvoir distinguer les démarches réellement engagées des simples arguments marketing. 

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) rappelle ainsi qu’une allégation environnementale doit être "fiable, dénuée d’ambiguïté, vérifiable, claire, précise et justifiée". Des expressions très générales comme "engagement éco-responsable" peuvent être trompeuses lorsqu’elles ne sont pas accompagnées d’éléments permettant de les justifier. 

Des engagements concrets plutôt que des mots "verts"

Pour se faire une idée de l’engagement réel d’un établissement, mieux vaut donc regarder les mesures mises en place. Dans une étude consacrée aux impacts environnementaux et aux labels des hébergements touristiques, l’ADEME, l’Agence de la transition écologique, identifie plusieurs éléments à prendre en compte tout au long de leur cycle de vie. 

Consommations d’eau et d’énergie, production et traitement des déchets ou encore choix des produits utilisés constituent autant de points à examiner. Un établissement peut, par exemple, limiter les produits à usage unique, suivre ses consommations, réduire le gaspillage alimentaire ou privilégier des achats moins impactants. 

Surtout, les engagements avancés doivent être suffisamment précis pour pouvoir être vérifiés. Une mention "écologique" ou "respectueux de l’environnement", sans information complémentaire sur les actions effectivement menées, apporte à elle seule peu de garanties. 

Des labels pour y voir plus clair 

Certains labels peuvent justement aider à s’y retrouver, comme l’Écolabel européen, label environnemental officiel de l’Union européenne. Il garantit le respect de critères portant sur la gestion environnementale et des déchets, ainsi que sur la réduction des consommations d’énergie et d’eau, des émissions liées aux transports ou encore du gaspillage alimentaire. 

Autre repère largement présent en France : la Clef Verte. Son référentiel compte une centaine de critères adaptés au type d’établissement et répartis autour de sept grandes thématiques, parmi lesquelles la gestion de l’eau et de l’énergie, les déchets, les achats responsables ou encore l’environnement de vie. Certains sont impératifs, d’autres s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue. 

L’intérêt de ces labels réside ainsi dans l’existence de critères précis et publics, plutôt que dans une simple déclaration de l’établissement. Avant de réserver, il est d’ailleurs possible de vérifier directement qu’un hébergement figure bien parmi les établissements labellisés. 

Un impact qui ne se limite pas à l’hébergement 

Choisir un hôtel ou un camping engagé ne suffit toutefois pas à rendre son voyage durable. Selon l’ADEME, l’hébergement représentait 8 % des émissions de gaz à effet de serre du tourisme en France en 2022, loin derrière la mobilité, qui en concentrait 69 %. À lui seul, le transport aller-retour jusqu’au lieu de séjour représentait 59 % des émissions du secteur. Un paramètre à prendre en compte pour des vacances plus respectueuses de l’environnement.