En février, la rose n’est pas une fleur de saison en Europe. Pour répondre à la demande, une grande partie des roses vendues en France provient de pays d’Afrique de l’Est ou d’Amérique latine. Elles sont cultivées sous serre, souvent avec un usage important d’intrants, puis transportées par avion.
Ce mode de production entraîne une empreinte carbone élevée, à laquelle s’ajoute parfois une faible traçabilité sociale et environnementale. Le bouquet acheté à la dernière minute n’est donc pas toujours aussi anodin qu’il y paraît.
Privilégier les fleurs de saison
En février, certaines fleurs sont naturellement disponibles en Europe sans culture intensive sous serre chauffée. C’est le cas des tulipes, des renoncules, des anémones, des jacinthes ou encore des narcisses.
Ces variétés, souvent cultivées plus localement, ont généralement un impact environnemental moindre. Elles offrent aussi une alternative esthétique intéressante, plus originale que la rose rouge standardisée.
Regarder l’origine et les labels
Lorsque l’on tient à offrir des roses, mieux vaut vérifier leur origine. Certaines roses produites en Europe, notamment aux Pays-Bas ou en France, peuvent être cultivées sous serre chauffée, ce qui limite le transport aérien mais implique une consommation énergétique importante.
Des labels environnementaux ou sociaux peuvent apporter des garanties supplémentaires, notamment en matière de conditions de travail et de réduction des intrants chimiques. Même s’ils ne sont pas parfaits, ils constituent un indicateur utile. C'est notamment le cas du label "Fleurs de France".
Penser aux fleurs en pot
Les fleurs en pot représentent une alternative intéressante. Une plante fleurie peut durer plusieurs semaines, voire être conservée d’une année sur l’autre. Elle génère moins de déchets et prolonge le plaisir bien au-delà du 14 février.
Bulbes en pot, orchidées ou plantes fleuries de saison peuvent ainsi remplacer avantageusement un bouquet coupé destiné à faner en quelques jours.
Le geste compte plus que la quantité
Un bouquet imposant n’est pas nécessairement plus attentionné qu’un petit arrangement choisi avec soin. Miser sur quelques tiges de saison, achetées chez un fleuriste qui connaît l’origine de ses produits, permet souvent de conjuguer intention et modération.
La Saint-Valentin n’oblige pas à céder à la standardisation. Choisir des fleurs de saison, locales si possible, ou opter pour une plante durable permet d’offrir un cadeau symbolique pour la Saint Valentin sans en alourdir inutilement l’impact.