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Témoignages : Pourquoi continuer à marcher pour le climat en 2022 ?

L'activiste suédoise pour le climat Greta Thunberg participe à une manifestation "Friday for future" en marge du Forum économique mondial à Davos en Suisse le 24 janvier 2020
©Fabrice Coffrini/AFP

Alors que la présidentielle bat son plein, des marches pour le climat s'organisent partout en France. Celles du 12 mars prochain sont portées par des jeunes qui témoignent aujourd’hui de leurs engagements passés et futurs pour la planète.

“Look up” ou encore “Nous n’attendrons pas 5 ans de plus”, tels sont les slogans qui seront répétés lors des marches pour le climat du 12 mars 2022. L’approche des présidentielles constitue un nouvel enjeu pour les militants écologistes, en témoigne une pétition, lancée par le collectif L'Affaire du siècle, “pour plus de climat dans l’élection présidentielle” qui obtient 48 000 signatures en février. À l’aube des manifestations de mars, les jeunes prennent la parole sur ID pour raconter la naissance de leurs engagements pour l’environnement, mais surtout pourquoi ils continuent de marcher. En 2018, alors que Nicolas Hulot démissionnait du gouvernement et que les premières manifestations débutaient, certains d’entre eux luttaient déjà. Témoignages.

Loar Legendre-Cheval : “Marcher pour le climat nous fait mûrir"

 Loar est étudiante en biologie à Tours et participe aux marches pour le climat depuis 2018. “Au lycée j’étais éco-déléguée et nous menions diverses actions comme l’installation d’une volière de réhabilitation pour rapace malade à Nantes” raconte l’étudiante. Elle poursuit “Arrivée en étude supérieure j’ai tout de suite approché des collectifs comme Extinction Rebellion, Greenpeace Tours et ANV Cop21

Consciente des enjeux écologiques depuis toujours, son éveil commence réellement en 2018. 

C’était une période de découverte pour moi, notamment à travers toutes les informations du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Les marches étaient un moyen de sortir ma colère. Crier en cœur nous permettait d’exprimer tout ce qu’on ne pouvait pas dire ailleurs” 

Depuis, son état d’esprit semble avoir évolué mais son engagement reste le même. “J’ai grandi, ces mouvements se sont transformés en moment de partage pour moi.” confie Loar. “Nous espérons nous faire entendre le 12 mars, surtout à l’approche des présidentielles, je pense que les marches ont un impact sur le long terme”, admet l’étudiante pour qui marcher pour le climat est avant tout un moyen de rencontrer des gens afin de mener des actions à son échelle. C’est le cas du collectif ANV Cop21, association de désobéissance civile se revendiquant non-violente dont la jeune femme fait partie. 

Alice Dubois : “Ce sera ma première marche donc j’y crois d’autant plus” 

Alice a 19 ans et étudie à Science Po à Nancy. En 2018-2019, elle n’a pas pris part aux marches. “À l’époque je voulais participer mais c’était compliqué d’en parler avec mes parents” explique la jeune femme. Pour elle, les risques pris par les élèves et étudiants justifient l’ampleur de ces marches. 

Ces mouvements ne sont pas des actions en l’air de la part de la jeunesse car manquer des cours peut créer des tensions dans la famille ou des problèmes avec l’établissement.” 

Aujourd’hui, Alice et sept de ses amis s’engagent pour l’écologie : “Nous sommes un groupe de huit amis qui avons décidé d’aider à organiser les grèves du 25 mars.” Ils se mobilisent pour mettre en lumière ces manifestations qui auront lieu dans plusieurs villes notamment à Nantes, Lilles et Angers. Des grèves plutôt que des marches, Alice justifie ce choix “La grève n’est pas une simple protestation mais un acte d’engagement.” 

Zoé Mary : “Il y a un réveil grâce aux présidentielles”

Zoé Mary a 25 ans, elle s’engage auprès de l’association Alternatiba à Strasbourg en 2018 et en devient ensuite porte-parole. “À l’époque, il fallait faire monter le sujet du climat dans le débat public, la démission de Nicolas Hulot a été un électrochoc”, raconte la jeune femme. "La crise du Covid a fait très mal au milieu militant. Mais maintenant il y a un réveil grâce aux présidentielles."

Les jeunes ont une défiance vis-à-vis des politiques, ils hésitent à voter. Nous voulons montrer que nous sommes encore déterminés et engagés.” 

Zoé Mary constate une mutation dans les luttes et l’apparition d’une “écologie populaire” : “Aujourd’hui, des luttes sociales se joignent à celle pour le climat. J’ai par exemple marché avec le comité pour Adama et le cortège du 1er mai en 2021," manifestations antiracistes d'une part et sociales et syndicales de l'autre. 

À travers ces trois témoignages, on constate que les marches pour le climat se multiplient en France. Le 12 mars, des manifestations sont prévues notamment dans les villes citées mais aussi, à Paris, Grenoble et Nice. Ensemblepourleclimat.fr répertorie toutes les marches de France.

 

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